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Vernissage de Decebal Scriba "Passages"


Exposition personnelle du 26 janvier au 23 mars 2019
Fermeture exceptionnelle du 27 février au 6 mars 2019
Vernissage le samedi 26 janvier de 15h à 20h

Manifestation organisée dans le cadre de la Saison France-Roumanie 2019

Pour sa première exposition personnelle en France, Decebal Scriba présente un corpus d'œuvres historiques retraçant son travail performatif, graphique et photographique dans la Roumanie des années 1970-80.

« Par la force des choses, le travail (photo)graphique et performatif de Decebal Scriba, foncièrement fragmentaire, poétique et personnel comme pour mieux contrer une idéologie communiste faisant bloc, se veut éminemment conceptuel et critique, les origines de l'art conceptuel marquant déjà une volonté de rupture avec les conventions du genre artistique et apparaissant souvent comme une forme de critique institutionnelle. Dans la Roumanie des années 1970-80 comme dans la plupart des pays d'Europe de l'Est, bien qu'à des degrés divers en fonction du pays et de la période, les difficultés matérielles (déclin industriel et pénurie) et la pression politique (surveillance et censure) accentuent le caractère projectif et programmatique d'un art (presque) sans objet dans lequel le concept fait œuvre. »
Extrait du texte d'Anne-Lou Vicente rédigé pour l'exposition.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
Mask #2, 1976 - 2018
Série "Masks"
Tirages gélatine argentique noir et blanc - Triptyque
30 x 30 cm chaque

La série des masques est empreinte d'une forte dimension politique, mettant en scène de manière symbolique les contraintes générées à l'encontre des intellectuels roumains en période de dictature, et particulièrement les artistes.
Mask #2 suggère une réflexion à propos de l'image finale, ici par les traces laissées sur la peau après l'enlèvement d'une ficelle étroitement serrée. Oeuvre politique sans être pourtant un programme de dissidence, elle évoque le musèlement, l'oppression subie à une période de censure et de surveillance extrême, dont les séquelles visibles et invisibles perdurent.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
Signs (body work), 1974 - 2018
tirage pigmentaire sur papier Photo Rag Baryta Hahnemühle 315 gsm
65 x152 cm

Avec Signs, (body work), Decebal Scriba réinvestit le langage des postures déjà entrepris dans d'autres séries. Ici, elles acquièrent une dimension de l'ordre du rituel, tout en faisant écho au contexte socioculturel de la Roumanie des années 1970. Les gestes, dans une sorte de langue des signes réinventé, renvoient à des attitudes adoptées durant le régime communiste roumain : la passivité, la consolation, l'acceptation. La colonne dissimule le corps pour focaliser l'attention sur les mains, véhicules de l'émotion et du discours muet à une époque où la parole est bridée.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
Body Sign #1, 1982 - 2018
Série "Body Signs"
tirage gélatine argentique noir et blanc
45 x 30 cm

Body Sign #1 appartient à une série de photographies issues d'une performance mettant en scène différentes positions statiques. Elle s'inscrit dans une réflexion autour des postures corporelles visible également dans The gift ou Body sign #2 et témoigne de l'actionnisme des années 80. Aujourd'hui nommé performances, ce type d'interventions artistiques étaient alors qualifiées d'actions, terme indéniablement doté d'une plus forte connotation politique.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
Labyrinth #06, landscape intervention, 1984- 1985
Série "Mirror"
tirage d'époque gélatine argentique noir et blanc
18.5 x 25 cm

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
Labyrinth, 1984 - 1985
Série "Mirror"
8 tirages d'époque gélatine argentique noir et blanc
10.7 x 16.7 cm chaque

Les photographies intitulées Labyrinth, de la série Mirror, capturent une intervention au bord de mer, et agissent comme une réflexion philosophique autour du concept de réalité. À la manière d'un labyrinthe, cette notion de réel peut prendre une multitude de chemins ; il y a une image globale de la réalité en accord avec une définition supposée établie, devenant néanmoins de plus en plus complexe et insaisissable à mesure que nos conventions communes sont interrogées, remettant en cause son existence même.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
The Gift, 1974 - 2018
6 tirages gélatine argentique noir et blanc
30 x 20 cm chaque

The Gift est une performance effectuée en 1973 et 1974 dans les rues de Bucarest dans laquelle l'artiste, en évoluant dans la ville tout en tenant un objet imaginaire, tente d'entrer en communication avec un public potentiel. Elle s'insère dans une réflexion déjà initiée où la symbolique de la posture est explorée, devenant rituelle, essentielle ou universelle. Ici, elle est à la fois synonyme de dialogue et de mystère ; elle suggère un présent énigmatique, un don, ou bien les deux à la fois : un gift. Face à une politique oppressante et un climat de délations constantes, le contact espéré est manqué et lexpérience ponctuée de regards suspicieux. Elle est immortalisée par des photographies, dont cette dernière version de présentation permet de restituer l'ambiance de l'époque, agissant par cette dimension documentaire comme un véritable témoignage du temps.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
The Wall, 1973 - 2018
tirages gélatine argentique noir et blanc - diptyque
30 x 45 cm chaque

The Wall, par l'inscription de chiffres sur un mur dans un ordre ascendant puis descendant, évoque à la fois la construction et la déconstruction. L'oeuvre incarne ainsi l'idée qu'aucun mur ne résiste à l'impact du temps ou de l'intervention humaine, tout en renvoyant à une période de démolition en faveur de l'édification architecturale et politique du régime totalitaire roumain.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
Untitled (Void study), 1973 - 2018
tirages gélatine argentique noir et blanc
30 x 45 cm chaque

Untitled (Void study) est la capture photographique d'une percée rectangulaire dans un sol jonché d'herbes. L'image, devenue obsessionnelle pour l'artiste, a trouvé son sens lors de son basculement en négatif. Elle évolue alors en un questionnement autour de la notion de vide et de plein, atour de l'existant et de l'inexistant, de la vie et de la mort. Par l'investissement du champ philosophique, l'artiste nous invite à interroger des définitions faisant consensus afin d'en évoquer la complexité.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
The clew II, 1977 - 2018
Tirages gélatine argentique noir et blanc - diptyque
30 x 30 cm chaque

La pelote est un motif récurrent dans le travail de Decebal Scriba dès la fin de ses études. Elle se charge d'une forte dimension symbolique et philosophique, la corde renvoyant à l'idée d'un trajet initiatique, ou encore au fil de l'existence. Composée d'enchevêtrements de fils tantôt ordonnés, tantôt chaotiques, elle introduit une réflexion sur les dilemmes existentiels.
Ceux-ci sont mis en exergue dans les tirages argentiques The clew II, où une pelote est déposée par un passant inconnu sur le rebord d'une fenêtre, avant d'accompagner dans l'image suivante les éléments essentiels à la vie, le pain et l'eau.
Ce symbole est également exploité sous forme dessinée lors d'expositions étatiques et, sous couvert de sobriété et d'innocence, permet à l'artiste d'échapper au risque de censure.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
Clew, 1979
crayon à l'huile sur impression offset
24.5 x 34 cm
signé et daté en bas à droite

La pelote est un motif récurrent dans le travail de Decebal Scriba dès la fin de ses études. Elle se charge d'une forte dimension symbolique et philosophique, la corde renvoyant à l'idée d'un trajet initiatique, ou encore au fil de l'existence. Composée d'enchevêtrements de fils tantôt ordonnés, tantôt chaotiques, elle introduit une réflexion sur les dilemmes existentiels.
Ceux-ci sont mis en exergue dans les tirages argentiques The clew II, où une pelote est déposée par un passant inconnu sur le rebord d'une fenêtre, avant d'accompagner dans l'image suivante les éléments essentiels à la vie, le pain et l'eau.
Ce symbole est également exploité sous forme dessinée lors d'expositions étatiques et, sous couvert de sobriété et d'innocence, permet à l'artiste d'échapper au risque de censure.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
Rope clew, 1976
tirage d'époque gélatine argentique noir et blanc
17.5 x 17.5 cm

La pelote est un motif récurrent dans le travail de Decebal Scriba dès la fin de ses études. Elle se charge d'une forte dimension symbolique et philosophique, la corde renvoyant à l'idée d'un trajet initiatique, ou encore au fil de l'existence. Composée d'enchevêtrements de fils tantôt ordonnés, tantôt chaotiques, elle introduit une réflexion sur les dilemmes existentiels.
Ceux-ci sont mis en exergue dans les tirages argentiques The clew II, où une pelote est déposée par un passant inconnu sur le rebord d'une fenêtre, avant d'accompagner dans l'image suivante les éléments essentiels à la vie, le pain et l'eau.
Ce symbole est également exploité sous forme dessinée lors d'expositions étatiques et, sous couvert de sobriété et d'innocence, permet à l'artiste d'échapper au risque de censure.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
Clew study, 1977
graphite sur papier
15 x 19.5 cm
signé et daté en bas à droite

La pelote est un motif récurrent dans le travail de Decebal Scriba dès la fin de ses études. Elle se charge d'une forte dimension symbolique et philosophique, la corde renvoyant à l'idée d'un trajet initiatique, ou encore au fil de l'existence. Composée d'enchevêtrements de fils tantôt ordonnés, tantôt chaotiques, elle introduit une réflexion sur les dilemmes existentiels.
Ceux-ci sont mis en exergue dans les tirages argentiques The clew II, où une pelote est déposée par un passant inconnu sur le rebord d'une fenêtre, avant d'accompagner dans l'image suivante les éléments essentiels à la vie, le pain et l'eau.
Ce symbole est également exploité sous forme dessinée lors d'expositions étatiques et, sous couvert de sobriété et d'innocence, permet à l'artiste d'échapper au risque de censure.

Vernissage de Decebal Scriba "Passages"
Decebal Scriba
Clew study #3, 1978
deux dessins au crayon, crayons de couleur et encre sur papier
7.5 x 10.5/ 15 x 10.5 cm
signés et datés en bas à droite

La pelote est un motif récurrent dans le travail de Decebal Scriba dès la fin de ses études. Elle se charge d'une forte dimension symbolique et philosophique, la corde renvoyant à l'idée d'un trajet initiatique, ou encore au fil de l'existence. Composée d'enchevêtrements de fils tantôt ordonnés, tantôt chaotiques, elle introduit une réflexion sur les dilemmes existentiels.
Ceux-ci sont mis en exergue dans les tirages argentiques The clew II, où une pelote est déposée par un passant inconnu sur le rebord d'une fenêtre, avant d'accompagner dans l'image suivante les éléments essentiels à la vie, le pain et l'eau.
Ce symbole est également exploité sous forme dessinée lors d'expositions étatiques et, sous couvert de sobriété et d'innocence, permet à l'artiste d'échapper au risque de censure.
Location: Galerie Anne-Sarah Bénichou
45, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 93 91 48
Mail : galerie@annesarahbenichou.com
Internet Site : www.annesarahbenichou.com
Date: Saturday, January 26, 2019
Time: 15:00-20:00 CET

id : 101315


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