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Vernissage de Richard Marti-Vives "Le Déjà peint"


Du 6 avril au 1er juin 2019

Présenter dans l'espace du project room cette aventure avec le pictural sans en éluder l'aspect proliférant très perceptible dans l'atelier, ne pas en mettre trop ou pas assez, tout en proposant un éventail qui caractérise la nature de ce travail, trouver la bonne amplitude qu'induit la variété des variations. Il s'agit donc d'un choix non exhaustif que nous souhaitons suffisamment significatif.

Ce qui vient s'actualiser sur la surface d'accueil qu'est la toile est un détail, une parcelle prélevée sur la reproduction photographique de la peinture d'un autre, cela participe du registre très largement ouvert voire galvaudé de l'appropriation, très pratiqué dans la production contemporaine, d'où l'intérêt de préciser et d'affirmer la généalogie de ce geste, cette peinture est traversée - traversante, d'où l'importance de nommer ceux dont elle provient, elle s'élabore avec John Wesley, Matisse, Magnelli, entre autre, c'est une coproduction qui rend l'originalité relative.

Dans cette présentation, hormis les deux spalters en noir sur blanc, sont visibles deux modalités dans l'usage de la symétrie, telle qu'elle est mise en pratique par la machination miroirique, la symétrie est un processus de différenciation, le fragment, le détail capté et dilaté par le miroir vient s'actualiser sur la toile, devenant une nouvelle entité, une peinture à part entière.

Ce pictural kaléidoscopé dans sa première version s'affirme de façon très simple, c'est perceptible dans la grande toile à dominante bleue ( Submersion ) issue de John Wesley, mais aussi dans les deux Matisse en capture oblique, la symétrie dissimulée par la continuité des aplats devient presque invisible, mystérieuse, c'est la magie du reflet piégé dans l'aplatitude.

Avec les duos combinatoires, le processus de fabrication est similaire, prélèvement par capture miroirique, le détail et son double sont transférés sur deux toiles, égales et distinctes, lorsque le diptyque est réalisé, la peinture est terminée, c'est une nouvelle étape qui s'ouvre dans l'indéterminé, où l'adresse faite au destinataire entre en jeu, en effet les deux parties sont mobiles et peuvent être manipulées, configurées et reconfigurées de multiples façons, jouer et déjouer la symétrie et ses ruptures enfin possibles...

Certains duos, par l'introduction de la similitude, deviennent triptyques, ouvrant à de nouveaux modes de liaisons et de déliaisons qui défient l'identité de façon plus jubilatoire que dangereuse...

Par l'implication des tondos, une autre connivence entre l'oeil et la main devient possible, la symétrie devient plus allusive, au point de rencontre des deux cercles peut se briser ou se restaurer un équilibre toujours précaire, une simple translation ouvre à l'infini des variations...

Assumer joyeusement que dans le champ de l'art contemporain, la peinture ne soit qu'une possibilité parmi d'autres, qu'elle puisse être, entre autre, selon les modalités que nous venons de préciser, une sorte d'aventure, une dérive exploratoire dans l'imprévisible...

Richard Marti-Vives, Avril 2019
Location: Galerie Chez Valentin
9, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 42 55
Fax : +33 (0)1 48 87 44 35
Mail : galerie@galeriechezvalentin.com
Internet Site : www.galeriechezvalentin.com
Date: Saturday, April 6, 2019
Time: 16:00-21:00 CEST

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