Agence Germain Pire

Home

Bottom

Day



Inauguration du Studio Pierre Henry


COLLECTION PERMANENTE
NOUVEL ESPACE : STUDIO PIERRE HENRY

Du dimanche 1 septembre 2019 au dimanche 30 août 2020
mercredi-vendredi 12h-18h, samedi-dimanche 10h-18h

Studio Pierre Henry
Le Musée de la musique accueille dans un nouvel espace les instruments, appareils et objets du Studio Son/Ré de Pierre Henry.
Le Studio Pierre Henry constitue la dernière salle du parcours du Musée, il est accessible du mercredi au dimanche.

Inauguration du Studio Pierre Henry

À la Philharmonie de Paris, le studio révolutionnaire de Pierre Henry revient à la vie

La Cité de la musique - Philharmonie de Paris consacre une nouvelle salle passionnante au pionnier de la musique concrète, décédé en 2017. Une réussite.

Le déménagement remonte au 31 octobre 2018. Un an, tout pile, depuis que les clés de la maison de Pierre Henry, dans le 12e arrondissement de Paris, ont été remises au promoteur immobilier qui s'en est porté acquéreur avant destruction. Le compositeur pionnier de la musique concrète, qui y a vécu et œuvré depuis 1971, est décédé le 5 juillet 2017 et sa veuve, Isabelle Warnier, fut priée de libérer les lieux par leur propriétaire. Un crève-cœur, pour elle et pour tous ceux qui poussèrent un jour la porte du 32, rue de Toul - plus de 10 000 personnes y ont assisté à des concerts, par petits groupes, au fil du temps. Une extraordinaire maison-studio d'enregistrement dont les murs étaient couverts de tableaux-sculptures et les étagères remplies de bandes magnétiques, que la mobilisation du public ne parvint pas à sauver. « À la mort de Pierre, on nous a laissé un an pour tout déménager, dit Isabelle Warnier. Heureusement, l'idée de transporter le studio s'est rapidement concrétisée, grâce à l'enthousiasme du ministère de la Culture et de Laurent Bayle. »

Pérenniser le contact de son œuvre avec le public
Laurent Bayle est le directeur général de la Cité de la musique - Philharmonie de Paris où le studio Son/Ré de Pierre Henry est reconstitué, depuis un mois, dans un nouvel espace du Musée de la musique. « Pierre et moi parlions peu de son héritage, parce que ça ne lui plaisait pas, raconte Isabelle Warnier. Il aimait vivre ici et maintenant, jusqu'à la fin. Certes, il espérait que sa maison soit préservée, mais il n'y tenait pas tant que ça. Plutôt que la voir transformée en musée, je crois qu'il aurait préféré cette solution qui pérennise le contact de son œuvre avec le public, notamment la jeune génération. »

« Mes premiers souvenirs de la musique sont l'orage, le vent et le train », est-il inscrit sur un mur en surplomb de la salle consacrée à Pierre Henry, chainon manquant dans les collections du musée qui, richement doté du patrimoine musical jusqu'aux années 1960, souhaite développer son fonds depuis la fin du XXe siècle, dans la foulée de la récente exposition Électro à la Philharmonie. « Parce que Pierre Henry et la Philharmonie avaient noué un compagnonnage de longue date, la continuation allait de soi », éclaire Marie-Pauline Martin, directrice du Musée de la musique, en désignant les instruments et machines du studio Son/Ré que l'institution a reçus en donation - il est en état de marche et sera « joué » une ou deux fois par an, sous la supervision de Thierry Balasse. On y voit aussi 90 bandes magnétiques (intitulées « Trompes d'auto », « Jets soufflants », « Animaux synthétiques »...) sur les 14 000 qui ont été transportées à la BNF pour y être numérisées, ainsi qu'une paire de tableaux « concrets » parmi les 300 déplacés dans un local proche de Daumesnil.

La tentation est vive d'y passer beaucoup de temps

En plus d'un focus sur Variations pour une porte et un soupir (1963) chorégraphié par Maurice Béjart, la salle est équipée de dix modules manipulables, permettant de reproduire « La maison des sons » (1989) et « Psyché Rock » (1967) ou de mixer les œuvres de Beethoven, Bach, Schubert et Debussy comme Pierre Henry s'y amusait - la dimension ludique est intrinsèque de son travail. Démonstration de sa postérité, on y écoute aussi ses disciples tels que le duo anglais Coldcut et le jeune Français Jacques, sous une cartographie qui trace une nébuleuse d'Olivier Messiaen à Aphex Twin en passant par Jean-Michel Jarre, du thérémine au synthétiseur Yamaha DX7 en passant par l'UPIC de Iannis Xenakis. La tentation est vive d'y passer beaucoup de temps.

Une réussite, dont l'ouverture est accompagnée par un « Week-end Pierre Henry », du 20 au 24 novembre à la Cité de la musique - Philharmonie de Paris. Y sera notamment donnée la Dixième Symphonie (1979-1998) qui revisite les neuf symphonies de Beethoven et sera interprétée pour la première fois dans la version dont Pierre Henry rêvait, avec trois orchestres et choeur. Des actualités discographiques se profilent aussi. Deux ans après la disparition du compositeur, et malgré les inquiétudes nourries par la disparition de sa maison-studio, la flamme d'Isabelle Warnier a stimulé les complicités qui placent son héritage artistique entre de bonnes mains.
Location: Philharmonie de Paris
221, avenue Jean Jaurès
Parc de la Villette
75019 Paris
M° Porte de Pantin
France
Phone : +33 (0)1 44 84 44 84
Mail : contact@philharmoniedeparis.fr
Internet Site : www.philharmoniedeparis.fr
Date: Tuesday, November 19, 2019
Time: 19:00-22:00 CET

id : 111692


Top