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Ruinart révèle sa nouvelle réinterprétation artistique : David Shrigley


La Maison Ruinart a célébré jeudi soir à Paris sa collaboration avec l'artiste britannique David Shrigley, en présence de nombreuses célébrités.

Attention, soirée exceptionnelle. Et, comme l'œuvre géante accrochée sur un des murs de cette salle monumentale l'annonçait: «It won't be like this forever».

Jeudi 5 mars, le monde de l'art contemporain s'était donné rendez-vous dans une salle cachée de l'Opéra Bastille, à Paris, où aucun noctambule n'était jamais entré. La Maison Ruinart y a dévoilé l'exposition «UNCONVENTIONAL BUBBLES / BULLES SINGULIERES», une réinterprétation artistique de ses savoir-faire, de ses cuvées et de son patrimoine par l'artiste anglais David Shrigley.

La Maison a présenté à cette occasion un Jéroboam en édition limitée, dans un coffret signé David Shrigley. C'est la première fois qu'un artiste intervient directement sur l'emblématique flacon Ruinart, dont la forme est héritée du XVIIIe siècle. Objet fonctionnel, le coffret se métamorphose en seau à champagne au moment de la dégustation: sa base peut accueillir de la glace pour rafraîchir les cuvées de la Maison.

Autour de Frédéric Dufour, président de la Maison Ruinart, de David Shrigley et de Frédéric Panaïotis, chef de cave et de nombreux invités: Mélanie Laurent, Marie-Ange Casta, Anna Mouglalis, Laetitia Dosh, Charlotte Le Bon, Pierre Deladonchamps, Alexis Mabille, Sarah Andelman, Jean-Charles de Castelbajac, Pierre Hermé, Bertrand Bonello, Kiddy Smile, Woodkid...

Jeudi soir, Mélanie Laurent, Anna Mouglalis et Charlotte Le Bon ont assisté au vernissage de l'exposition "Unconventional Bubbles" de l'artiste David Shrigley, en collaboration avec la maison de champagne Ruinart.

La Fashion Week terminée, Paris retrouve son calme. Mélanie Laurent en avait retrouvé la ferveur en assistant au défilé Celine. L'actrice était à nouveau de sortie jeudi soir, elle avait sorti le grand jeu pour découvrir une collaboration artistique.

Jeudi 5 mars 2020, Mélanie Laurent s'est rendue à l'Opéra Bastille, dans le 12e arrondissement de Paris. Elle a répondu favorablement à l'invitation de la maison Ruinart, qui dévoilait les oeuvres de sa collaboration avec l'artiste britannique David Shrigley. Pour ce vernissage, la star de la série Little America (disponible sur Apple TV) portait une tenue Celine, collection printemps-été 2020. Vendredi 28 février, Mélanie Laurent avait justement assisté au défilé Celine, où le créateur Hedi Slimane présentait son dressing pour les saisons automne-hiver 2020-2021.

Anna Mouglalis aussi avait pris part à la Fashion Week. Mardi 3 mars, dernier jour de cette folle semaine, l'actrice de 41 ans s'était rendue au Grand Palais pour le défilé Chanel. Jeudi soir au vernissage de l'exposition Ruinart, elle portait une veste et une jupe argentées Chanel, un look issu de la collection prêt-à-porter printemps-été 2020.

Charlotte Le Bon, une Annabelle Belmondo fraîchement rentrée d'Italie et Marie-Ange Casta étaient également de la partie. Cette dernière, ultrastylée en chemise et pantalon H&M Studio, a consacré une publication Instagram à la soirée Ruinart x David Shrigley.

Le nouveau papa d'une petite fille, Jean-Charles de Castelbajac, les chanteurs Woodkid et Kiddy Smile, ainsi que Sylvie Ortega Munos et son compagnon Thibault Perez complétaient la liste de convives de la maison Ruinart.

en présence aussi de Charles-Henri de Lobkowicz, Thierry Gaubert, Laetitia Dosch, Djanis Bouzyani


Dans une salle cachée de l'Opéra Bastille,
Entrée : 120 rue de Lyon, Paris

Dress code : unconventional

>> RSVP

Ruinart révèle sa nouvelle réinterprétation artistique : David Shrigley

L'artiste David Shrigley entame une collaboration avec la Maison Ruinart

Pour l'occasion, le Britannique présente une série de gouaches détonantes que le public pourra découvrir vendredi à l'Opéra Bastille.

Ce jour, le thermomètre flirte avec les 7 °C et un vent à faire voler un pudding transforme la Manche en un maelström brunâtre. Droit comme un I, immobile sur sa terrasse, David Shrigley, les yeux levés vers les cieux, drague les nuages. «"Il fait un temps fabuleux à Brighton ! Regardez la taille de mon palmier. Quand je suis arrivé il y a quatre ans, il était minuscule. Aujourd'hui, nous profitons de son ombre", se réjouit-il. La réflexion botanico-météorologique est suivie d'un silence emporté par le vent, puis d'un cri strident venu du ciel : "Le vrai gros problème, ici, ce sont les mouettes qui nous balancent leurs excréments." Il ne supporte pas ces sales volatiles.

David Shrigley a quitté l'Écosse, Glasgow, sa chère équipe des Rangers, et vit dans la station balnéaire, devenue ville de résidence pour de nombreux Londoniens. Il s'y est installé avec sa compagne et sa chienne inca, dont un portrait trône dans le salon, et continue à produire en rafales dessins, peintures, sculptures, musique... "Je suis bien dans mon atelier, seul", dit-il. Ses sources d'inspiration sont multiples, comme il l'écrit dans le recueil de poésie rédigé le temps d'un vol transatlantique : ce sont des «"conversations attrapées au vol/ lettres trouvées/ graffitis/ musique classique/ le comportement des animaux...".

Activité prolifique
À l'origine de toutes les œuvres de Shrigley, il y a le texte, des pages et des pages de notes, de messages courts rédigés en lettres capitales, associés à des croquis, des esquisses. Le tout couché dans des cahiers de couleurs vives soigneusement rangés les uns contre les autres. Des réflexions du quotidien, qui oscillent entre l'absurde et le cynisme, la plupart du temps marquées par un humour noir dévastateur. Certaines de ses notes deviennent des dessins grand format, des peintures, eux-mêmes associés à des slogans ou phrases courtes qui en disent tout. Son compte Instagram témoigne d'une activité prolifique. Pêle-mêle, on trouve le dessin d'une licorne en train de déféquer, ou celui d'une femme interpelant son mari qui part le matin : "Tu as oublié ta compassion, tu as oublié ton intelligence, tu as oublié ton humilité, tu as oublié ton sens de l'humour, tu as oublié ton honnêteté, tu as oublié ton sac ", dit-elle. Un jour, il grava une liste de shopping dans le marbre. Shrigley ne porte pas un regard tendre sur ses contemporains.

Fils d'un couple d'ingénieurs en informatique et programmeurs, lui ne s'est jamais embarrassé d'artifices numériques et digitaux et s'en remet aux techniques les plus classiques pour l'expression la plus simple qui soit. Il parle d'œuvres "autodescriptives. Ce que pense celui qui découvre mon travail est la bonne réponse à ses propres questions. Peu importe ce que j'ai voulu dire ", balance l'artiste. Des réflexions qui lui épargnent des discussions explicatives à n'en plus finir. Après tout, il n'a pas que cela à faire. Il y a les Glasgow Rangers qui jouent, ou les Rainbow Rovers, la petite équipe locale dont il a dessiné les maillots.
Sinon, ce mélomane, bon client des disquaires de sa ville d'adoption, est aussi musicien. Son dernier album, Goats Music, est un hymne au bêlement de la chèvre. Il y a quelque temps, pour un happening, il a créé des instruments, dont des guitares à une corde. En 2018, il fut le guest director du Brighton Festival, un événement multi-art qui se tient chaque année en mai. Il succédait ainsi à Anish Kapoor, Laurie Anderson, Brian Eno...

Œuvres provocatrices
Ce quinqua aux airs juvéniles s'est surtout fait connaître avec quelques œuvres un brin provocatrices, comme le Really Good, une main fermée et son pouce de dimension monstrueuse érigé vers le ciel, qui fut exposée de façon temporaire sur le quatrième socle de Trafalgar Square, devant la National Gallery. Un bronze de 7 mètres de haut à l'attention des brexiters : un "fuck off" magistral digne d'un supporteur de football. Il serait bien resté européen.

Cette année, Shrigley entame une longue collaboration avec la maison Ruinart, toujours plus impliquée dans le monde de l'art contemporain. Avant lui, le Brésilien Vik Muniz, le Chinois Liu Bolin, le Catalan Jaume Plensa, le Français Hubert Le Gall et d'autres ont été associés pendant un an ou plus à la marque. Sans compter toute une série de jeunes artistes émergents qui interviennent de façon plus ponctuelle. "Aujourd'hui, Ruinart est présent sur les 30 foires majeures, de Paris à Miami, en passant par Moscou et Hongkong. Notre équipe propose aux artistes de mettre en avant leur travail lors d'événements qui ont lieu sur plusieurs continents." explique Frédéric Dufour, le président de Ruinart. L'œuvre de Shrigley a tapé dans l'œil du patron lors d'une des dernières éditions de la Frieze London. Le courant est passé entre les deux hommes.

D'une fraîcheur saisissante
Suite à un voyage à Reims, sur le site de production de l'entreprise - dont les équipes furent autant impressionnées par sa capacité à retenir le prénom de chacun que par sa maîtrise du "moonwalk" de Michael Jackson -, Shrigley a peint 95 gouaches. La marque en a retenu 36. Le style est faussement enfantin, les slogans se révèlent très adultes. On y découvre des bouteilles vertes comme la prairie anglaise associées au message "Good wine is for good people, bad wine is for bad people ". Ou encore : "See the truth, know the truth, drink the truth but not too much. "

Et quelques œuvres à connotation environnementale aussi. L'ensemble est d'une fraîcheur saisissante. Il a aussi emprisonné l'air des crayères dans une jarre, a sculpté des monte-charges et des lave-vaisselle dans les parois des crayères : les générations futures apprécieront.  Shrigley ne se contente pas de peindre le champagne ou d'en parler, celui qui vit "chaque jour comme si c'était le premier" aime le déguster aussi. À table, dans un pub de son quartier, il compare le terroir rémois et celui du Sussex. C'est d'ailleurs dans ce coin de l'Angleterre, à quelques miles de son domicile, que se sont implantés des producteurs de vins mousseux. On se risque à commander un sparkling local pour le comparer au Ruinart. Un match trop déséquilibré. "Il faudra réessayer dans vingt ans, les vignerons anglais auront fait des progrès ", tranche Shrigley.

La collaboration se veut "unconventional". Elle l'est, sans toutefois pousser trop loin les limites de l'anticonformisme (Shrigley a parfois prouvé qu'il pouvait se lâcher jusqu'au "shocking"). Mais elle sonne sacrément britannique, comme son auteur. Sans qu'on lui demande, il évoque sa fierté de recevoir, fin avril, à Buckingham Palace, le titre d'Officer of the Order of the British Empire. "J'ai accepté cette distinction car je m'occupe de nombreuses organisations caritatives, et cela peut nous servir." L'artiste le plus connu de Brighton - ville plus appréciée par les street artists que par les académiques comme lui - est très sollicité. Il se dit même qu'il n'aurait plus le temps de regarder pousser son palmier.

Ruinart révèle sa nouvelle réinterprétation artistique : David Shrigley

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Ruinart révèle sa nouvelle réinterprétation artistique : David Shrigley
Location: Opéra national de Paris - Opéra Bastille
Place de la Bastille
120, rue de Lyon
75012 Paris
M° Bastille
France
Phone : +33 (0)1 40 01 17 89
Internet Site : www.operadeparis.fr
Date: Thursday, March 5, 2020
Time: 19:00-22:00 CET

id : 115405


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