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Finissage de l'exposition "Hélène Valentin, New York, 1973-1978"


Finissage de l'exposition / Table ronde autour de Hélène Valentin
Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes
samedi 7 mars de 16h30 à 18h

Pour le dernier jour de l'exposition d'Hélène Valentin, "New York, 1973-1978", le samedi 7 mars 2020, la galerie organise un événement la veille de la Journée Internationale des droits des Femmes.

La galerie propose une Table Ronde co-animée par Camille Viéville, historienne de l'art et auteure avec Laure Adler de l'ouvrage "Les femmes artistes sont dangereuses" paru aux éditions Flammarion en 2018, la table ronde prend pour point de départ le travail de Hélène Valentin, son positionnement dans les années 1970 et sa redécouverte aujourd'hui. Avec Dominique De Beir et Frédérique Lucien, artistes, nous nous interrogerons sur la sororité vécue ou fantasmée entre les femmes-artistes : Existe-t-il une forme de solidarité et de bienveillance entre femmes-artistes ? En quoi cela serait-il spécifique ? Comment expliquer la redécouverte de nombreuses artistes aujourd'hui ? Effet de mode ou réelle réhabilitation ?

Animée par Camille Viéville, en présence de Emmanuelle Remy-Gelzer, ayant droit d'Hélène Valentin ; Dominique De Beir, artiste ; Frédérique Lucien, artiste; et Emilie Ovaere-Corthay, directrice de la galerie.


Du 23 janvier au 7 mars
Vernissage le jeudi 23 janvier 2020 de 18h à 20h30

La galerie Jean Fournier est heureuse de présenter pour la première fois, une exposition de l'artiste Hélène Valentin (1927-2012). Hélène Valentin, New York, 1973-1978, propose un corpus de dix œuvres, dont deux monumentales, emblématique de l'apogée de l'artiste, entre 1973 et 1978. Elle rend hommage à cette artiste française ayant trouvé la reconnaissance à New York.

Hélène Valentin est une artiste française, héritière de plusieurs cultures. De la France, elle reçoit une formation académique respectivement aux Beaux-arts de Nancy, de Bourges et de Paris. Du Maroc, où elle réside de 1949 à 1959, elle reçoit un choc esthétique immense dont l'empreinte ne la quittera jamais. Là, elle voyage, surtout dans le sud, s'imprègne de la lumière et des couleurs intenses. A partir de 1963, elle vient vivre à New York qui a alors volé l'idée d'art moderne, selon le titre du célèbre ouvrage de Serge Guibault. Elle trouvera des conditions favorables pour son travail dans un contexte artistique particulièrement foisonnant.

Au début des années 1970, Hélène Valentin utilise l'acrylique et développe sa technique des glacis. L'artiste développe une palette de couleurs nuancées jouant sur les « inter-tons ». De grand format, les toiles sont peintes à même le sol. « Les couleurs, pigments purs, mêlées aux véhicules acryliques, sont déposées sur la toile par terre avec de larges brosses. Le liquide accumule ou disperse les pigments d'une façon changeante» (1).

En 1973, Max Hutchinson lui propose une exposition personnelle dans sa galerie de SoHo qui connait un vif succès d'estime, mais également commercial. Leur collaboration durera jusqu'en 1984 à la fermeture de la galerie et se concrétisera par huit expositions personnelles. Au cours de cette période, riche et créative, elle travaille le pastel et perfectionne sa technique de l'acrylique. Elle s'intéresse à la danse, à la musique, à la performance très développée à cette époque.

Ses œuvres sont résolument abstraites, au sens philosophique du terme : elles retranscrivent un phénomène perçu par les sens extrait du monde réel mais sans réalité physique concrète. « Le résultat est un objet. Quelque chose d'immobile, de permanent, de fixe, que seules les couches très fines, translucides, superposées, font vibrer. L'œil reçoit les rayons lumineux par vagues changeantes qui s'effacent et se refont au fur et à mesure qu'il perçoit » (2). Elles évoquent un état d'impermanence, de transcendance et de changement.

On y distingue aussi les éléments qui témoignent de la sensibilité spirituelle de l'artiste et de sa relation intime avec la nature. Ils sont souvent utilisés pour décrire ses peintures. Tout particulièrement l'eau, l'élément du changement, avec lequel Hélène Valentin a une affinité toute particulière « Je rêve finalement d'un matériau impermanent, qui se transforme, impossible à retenir. L'eau ? L'eau dont je me sers pour peindre ... » (3).

Lorsque la galerie Max Hutchinson de New-York a fermé en 1984, Hélène Valentin a exposé plusieurs fois en Australie. Une nouvelle période a commencé dans son travail, avec des toiles de petites dimensions peintes à l'huile. Parallèlement, elle a poursuivi la création tout au long de sa carrière de ce qu'elle nommait des Nomadics, tableaux sur toiles libres, qui pouvaient voyager, introduits dès 1973 dans son travail. En 1988, Hélène Valentin est rentrée définitivement en France. Vivant entre Paris et la Drôme, elle a participé à quelques expositions en Provence.

1 Extrait d'un entretien avec Suzanne Loin, Musée de Toulon, 1980.
2 Ibid.
3 Ibid

Vernissage de l'exposition "Hélène Valentin, New York, 1973-1978"
Location: Galerie Jean Fournier
22, rue du Bac
75007 Paris
M° Rue du Bac
France
Phone : +33 (0)1 42 97 44 00
Fax : +33 (0)1 42 97 46 00
Mail : info@galerie-jeanfournier.com
Internet Site : www.galerie-jeanfournier.com
Date: Saturday, March 7, 2020
Time: 16:30-18:00 CET

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