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Vernissage d'Antony Gormley "In Habit"


12 MARS - 2 MAI 2020
7 rue Debelleyme
75003 Paris

Vernissage d'Antony Gormley "In Habit"

« Nous vivons simultanément dans trois endroits : le corps, le monde construit et notre planète. Le deuxième corps -le monde construit- est celui qui prend de plus en plus de contrôle sur nous. En concevant un habitus en rapport à un habitat, nous renforçons, à travers l'habitude, des modes de comportement qui à la fois nous protègent et nous séparent de la vie immédiate du corps, ainsi que de la vie cosmique de notre planète. » Antony Gormley (2020)

La Galerie Thaddaeus Ropac présente In Habit, une nouvelle exposition de sculptures et d'œuvres sur papier d'Antony Gormley articulée autour d'une installation immersive créée in situ par l'artiste. Constituée d'un simple tube d'aluminium carré déployé en continu, Run II cherche à éveiller notre conscience sur la manière dont nous nous déplaçons dans notre habitat construit. Les sections qui serpentent à 90 degrés activent et dynamisent l'espace principal de la galerie. Les sections horizontales nous rappellent la hauteur d'objets qui nous sont familiers dans notre environnement construit, celle d'une chaise ou d'une table, d'un plan de travail, d'une étagère, d'une porte ou d'un plafond.

Run II se déploie librement à travers la galerie, et interagissant avec l'œuvre, notre corps peut reconnaître ces formes et s'affranchir de ce que les Japonais appellent 'la culture de la chaise', en opposition à la 'culture du sol'. Run II est donc, selon Antony Gormley « une zone de réflexivité dans laquelle la lumière, l'air, le volume et notre biomasse s'accordent dans un jeu de géométrie orthogonale qui reste libre. » En nous invitant à devenir nous-mêmes, c'est-à-dire des figures ancrées dans le sol, nous devenons nous-mêmes la personne qui est vue par les autres spectateurs et, ce faisant, nous pouvons utiliser l'espace de l'art comme un champ d'émergence. Gormley nous invite à nous arrêter et à repenser notre dépendance vis-à-vis de ce second habitat, celui « du corps de l'architecture », et à créer une conscience du sol lui-même, afin de nous y ancrer.

Dans son essai pour le catalogue de l'exposition, l'historien de l'art, Jonathan Wood revient sur cette nouvelle œuvre : « Il n'est pas difficile de considérer Run II comme un tournant important dans la sculpture de Gormley... Un détachement du corps de l'artiste pour se tourner vers celui du spectateur. Run II s'inscrit aussi, il faut le dire, dans une continuité : l'œuvre étend la portée d'un projet sculptural plus global qui s'est progressivement développé au cours des quarante dernières années, avec pour élément central le corps humain -tant celui de l'artiste que celui du spectateur. C'est cette quête constante et inachevée qui donne à l'œuvre de Gormley sa place unique dans l'histoire de la sculpture. »

Pour accompagner cette œuvre de grande envergure conçue spécifiquement pour cet espace, Gormley présente une série d'œuvres en fonte à échelle humaine intitulée Liners. Celles-ci sont constituées de simples lignes droites ouvertes, de lignes multiples et de lignes qui n'ont ni début ni fin. Elles explorent le volume intérieur du corps humain et rappellent le plan de métro londonien. Comme Run II, ces œuvres sont également considérées par Gormley comme des « instruments de diagnostic » qui s'évertuent à nous repositionner dans notre habitat naturel, c'est-à-dire notre corps : « Je ne veux pas illustrer une émotion ou une sensation, mais ces cartes rouillées pourraient être activées par la projection de ce que l'on ressent dans certaines positions; en se tenant debout sur les épaules de quelqu'un dans le cas de Fil ; en se tenant allongé sur le côté pour Level ; ou en équilibre sur les fesses tout en soulevant la tête et les pieds pour Float. Dans le cas de Nest, la sensation de notre relation avec la terre lorsque l'on se tient en équilibre sur nos pieds en serrant nos jambes aussi fort que possible contre notre corps. » Présentés à l'étage inférieur, deux Framers délicats font allusion à l'espace corporel en tant qu'espace architectural, et sont accompagnés d'une sélection de dessins spatiaux.

Pour Gormley, la sculpture à l'ère numérique possède la capacité unique de nous renvoyer à une expérience primordiale et peut devenir le terrain sur lequel nos perceptions internes oubliées de notre être-au-monde pourraient nous amener à reconnecter avec nous-mêmes et avec notre planète.

Un catalogue avec des textes du géographe Michel Lussault et de l'historien d'art Jonathan Wood sera publié à l'occasion de l'exposition.

Vernissage d'Antony Gormley "In Habit"

Antony Gormley, né en 1950 à Londres, est largement reconnu pour ses sculptures, installations et commandes publiques qui témoignent de sa recherche sur l'inscription du corps humain dans l'espace environnant. Son travail exploite les ressources offertes par la sculpture depuis les années 1960, en prenant pour sujet son corps ou celui des autres afin de soulever des questions fondamentales sur la place de l'homme dans la nature et dans le cosmos. Antony Gormley conçoit l'espace de l'art comme un lieu où peuvent advenir des attitudes, des idées et des émotions nouvelles.

Antony Gormley a exposé dans de nombreux musées à travers le monde: Royal Academy of Arts, Londres (2019) ; Musée des Offices, Florence (2019) ; Neon Foundation, Delos, Grèce (2019), Philadelphia Museum of Art, Philadelphie, États-Unis (2019) ; Tate Britain, Londres (2018) ; Long Museum, Shanghai, Chine (2017) ; National Portrait Gallery, Londres (2016-17) ; Forte di Belvedere, Florence (2015) ; Zentrum Paul Klee, Berne (2014) ; Lehmbruck Museum, Duisburg, Allemagne (2014) ; The Museum of Modern Art, Hayama, Japon (2013) ; Deichtorhallen, Hambourg (2012) ; Centro Cultural Banco do Brasil, São Paulo, Rio de Janeiro et Brasilia (2012) ; The State Hermitage Museum, St Petersburg (2011) ; Kunsthaus Bregenz, Bregenz (2010) ; Hayward Gallery, Londres (2007) ; Malmö Konsthall, Suède (1993) et Louisiana Museum of Modern Art, Humlebæk, Danemark (1989).

Gormley a aussi participé à de nombreuses expositions internationales dont la Biennale de Venise (en 1982 et 1986), et la Documenta de Kassel en 1987. Parmi ses sculptures monumentales qui sont installées dans l'espace public, on peut citer Angel of the North à Gateshead, Another Place sur la plage de Crosby, Inside Australia sur le lac salé Ballard et Exposure à Lelystad, au nord-est d'Amsterdam.

Antony Gormley a reçu le prix Turner en 1994, le South Bank Prize, dans la catégorie Art Visuel, en 1999 et le prix Bernhard Heiliger pour la sculpture en 2007, le prix Obayashi en 2012 et le Praemium Imperiale en 2013. Nommé officier de l'ordre de l'Empire britannique en 1997, il a été élevé au rang de chevalier pour ses services rendus aux arts en 2014. Antony Gormley, entré à la Royal Academy de Londres en 2003, siège également au conseil d'administration du British Museum depuis 2007, et est membre honoraire du Royal Institute of British Architects et docteur honoris causa de l'université de Cambridge.

Du 4 février au 27 mars 2020, au Pier 3, Brooklyn Bridge Park, New York, Gormley présente le dessin quantique à grande échelle New York Clearing dans le cadre de Connect, BTS, un projet artistique interdisciplinaire mondial présentant vingt grandes commandes artistiques dans cinq villes sur quatre continents. Parmi ses prochaines expositions individuelles, on peut citer Ground au Museum Voorlinden, Wassenaar, Pays-Bas (21 mai - 25 octobre 2020) et Learning to be au Schauwerk, Sindelfingen, Allemagne (14 juin 2020 - 6 juin 2021).

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Vernissage d'Antony Gormley "In Habit"
Location: Galerie Thaddaeus Ropac
7, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 72 99 00
Fax : +33 (0)1 42 72 61 66
Mail : galerie@ropac.net
Internet Site : www.ropac.net
Date: Thursday, March 12, 2020
Time: 18:00-20:00 CET

id : 115638


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