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Vernissage d'Aurélien Gillier "Nouveau Western"


à la Factory

Exposition du 18 au 30 septembre

Quand Aurélien Gillier se rend pour la première fois au Burkina Faso en janvier 2016, son projet est de réaliser un sujet sur les courses hippiques. Il y passe un mois, logé dans un quartier populaire de Ouagadougou. Sa rencontre dans un bar avec Don Carlos, le « Shérif de Ouidi » bouscule le projet. « Votre sécurité est entre les mains du Shérif », proclame-t-il, ivre. En échange, il se contentera de quelques clopes et verres de bières... Le décor est planté.
La pénombre transforme le troquet en saloon tandis qu'une nouvelle histoire se dessine: celle des cow- boys modernes d'Afrique de l'Ouest, qui mêle la tradition hippique du peuple mossi datant de l'époque médiévale aux codes du western américain.

« Le rêve du Shérif, c'était d'être John Wayne, raconte Aurélien Gillier. Les Africains ont très rapidement eu accès à des westerns et n'ont pas cherché un instant à jouer le rôle des Indiens. Eux, ce qu'ils voulaient, c'était être les cow-boys, les dominants, pas les dominés. » Le Shérif incarne un rôle dont il est intimement convaincu, s'invente un personnage, une vie familiale même, et se sent investi d'une mission de sécurité dans le quartier. Il y fait régner sa loi, recadre ceux qu'il considère comme des brigands, ces bandes qui traînent et commettent des petits larcins.

Les cow-boys, ce sont eux. Des gamins des rues qui ont quitté l'école et se font recruter, dès le plus jeune âge, dans le monde du cheval. Ils s'occupent des bêtes, sont cavaliers, jockeys, écuyers, dresseurs ou entraîneurs. Pour gagner quelques deniers, ils préparent les chevaux pour les festivités : des mariages, des attractions. Cavaliers acrobates, ils paradent lors d'événements culturels tels que le Fespaco - le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, équivalent national du Festival de Cannes -, mais aussi lors des cérémonies officielles, aux côtés du roi mossi et du président de la République. Pour les propriétaires des chevaux, de riches burkinabés, l'animal, symbole de l'identité africaine traditionnelle, est un signe d'apparat.

Pour contrer l'ennui ces jeunes cow-boys organisent aussi des courses, plus ou moins officielles, dans l'hippodrome de la capitale, chaque dimanche à 15 heures. L'argent circule. Les bandes rivales se toisent. On joue les gangsters dans une ambiance macho.

Entre documentaire et fiction, Aurélien Gillier, soutenu par Polka Magazine aux Zooms du Salon de la Photo 2020, relate le quotidien de ces cavaliers marginaux, premiers rôles d'une épopée chevaleresque qui s'écrit dans un autre Far West.

L'exposition est composée de six images disponibles en tirages de collection Fine Art, ainsi que d'une sélection d'épreuves signées par l'artiste au format spécial 20 x 30 cm, exclusivement vendues à la Factory Polka du 17 septembre au 1er octobre, au prix unitaire de 130 euros.

Vernissage d'Aurélien Gillier "Nouveau Western"
Location: Polka Galerie
12, rue Saint-Gilles
Cour de Venise
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 76 21 41 30
Fax : +33 (0)1 76 50 21 83
Mail : contact@polkagalerie.com
Internet Site : www.polkagalerie.com
Date: Thursday, September 17, 2020
Time: 18:00-20:30 CEST

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