Agence Germain Pire

Home

Bottom

Day



Obsèques de Juliette Gréco


Les obsèques de Juliette Gréco auront lieu à l'église Saint-Germain-des-Près, à Paris, le 5 octobre

Une cérémonie en hommage à Juliette Gréco aura lieu le 5 octobre à Paris, à l'église Saint-Germain-des-Près, avant son inhumation au cimetière du Montparnasse.

Pouvaient-ils se tenir ailleurs ? Les obsèques de la chanteuse Juliette Gréco, décédée mercredi 23 septembre à 93 ans, auront lieu le 5 octobre à 14h30 à l'église Saint-Germain-des-Près à Paris.

Enterré aux côtés son mari Gérard Jouannest
Cette cérémonie sera suivie par une inhumation au cimetière du Montparnasse dans la plus stricte intimité.

La chanteuse sera inhumée aux côtés du pianiste Gérard Jouannest, son époux, décédé en mai 2018.

Juliette Gréco est décédée dans sa maison de Ramatuelle (Var) après une carrière de plus de 60 ans durant laquelle elle a travaillé avec les plus grands s, dont Jacques Prévert (« Je suis comme je suis »), Robert Desnos (« La fourmi ») ou encore Raymond Queneau (« Si tu t'imagines »).

Sans oublier ses collaborations avec les grands noms de la chanson française, à l'image de Serge Gainsbourg (« Il était une oie »), Jacques Brel (« J'arrive », « La chanson des vieux amants...) ou Georges Brassens (« Chanson pour l'auvergnat »).




Bravant la pluie, anonymes et célébrités, dont Brigitte Macron et François Hollande, ont rendu lundi un dernier hommage à Juliette Gréco, lors de ses obsèques à Saint-Germain-des-Près.

Elle est partie. Elle est partie un jour de pluie et de bourrasque. Un jour de cafard et d'angoisse à Saint-Germain-des-Prés qu'elle connut insouciant. Elle est partie, un chapelet à la main, dans un cercueil blanc porté par quatre hommes en noir, elle qui jouait du noir et blanc, fourreau foncé, visage pâle, comme les touches du piano près duquel elle chantait.

Elle est partie, et le public massé - masqué - devant l'église, sur les pavés luisants, a entonné la chanson de Ferré diffusée par haut-parleurs sur la placette des Deux Magots et à deux pas du Flore : « T'as qu'une rime au bonheur/Faut qu'ça rime ou qu'ça pleure/Jolie môme »... Un bus empli d'invités proches de la chanteuse s'est alors ébranlé pour suivre le corbillard jusqu'au cimetière du Montparnasse, où « Jujube » a été inhumée, lundi 5 octobre, près de Gérard Jouannest (1933-2018), son dernier mari, dans une stricte intimité.

C'est vrai qu'elle était belle, la môme Juliette Gréco. C'est vrai qu'elle était entière. C'est vrai surtout qu'elle était libre. L'adjectif est revenu avec insistance lors de la cérémonie religieuse organisée par Julie-Amour Rossini, sa petite-fille, et dirigée par Mgr Benoist de Sinety, vicaire général de l'archidiocèse de Paris, chaleureux pour parler d'une artiste « qui aimait entrer dans les églises » et croyait en Jésus : « Dieu a donné son amour à toutes ses créatures. Cet amour, Juliette Gréco l'a cherché, désiré, vécu. »

Elle avait « rendu la poésie à la rue »
Autour de l'autel, des gerbes de fleurs blanches avaient été déposées pour l'artiste morte à Ramatuelle (Var) le 23 septembre à l'âge de 93 ans : l'Olympia, la Sacem, Line Renaud, la ministre de la culture Roselyne Bachelot... Mais les risques sanitaires avaient sans doute découragé nombre d'amis et d'officiels puisqu'ils n'étaient guère nombreux à être venus saluer une dernière fois la muse des existentialistes.

Brigitte Macron, François Hollande et Julie Gayet, Jack et Monique Lang entouraient une famille très réduite.




De froides obsèques pour Juliette Gréco à Saint-Germain-des-Prés

Tenue dans l'église du quartier dont elle fut l'âme et l'égérie, la cérémonie a peiné à capturer ceux qui étaient venus lui rendre un dernier hommage, à commencer par Brigitte Macron et François Hollande.

Rendez-vous avait été donné sur le parvis de l'église de Saint-Germain-des-Prés, à deux pas des hauts lieux de la révolution existentialiste du Paris de l'après-guerre. Comment ne pas organiser le dernier hommage à Juliette Gréco en ce quartier. Elle en fut à la fois l'égérie et l'âme.

Les fantômes de Boris Vian, Jacques Prévert, Jean-Paul Sartre et autres Miles Davis avaient dû se frayer un chemin par une porte dérobée. Issus du monde des vivants, politiques et artistes avaient fait le déplacement afin de rendre hommage à une femme qui était devenue au fil des ans un des fleurons de la culture française.

Cette compagne de route de la gauche avait attiré Jack Lang, mais aussi l'ancien président François Hollande, accompagnée de l'actrice Julie Gayet. Brigitte Macron représenta son époux, et Gilles Legendre, député des 5ème, 6ème et 7ème arrondissements, la ville de Paris. Tous assis à bonne distance - Covid-19 oblige- de la petite-fille de la chanteuse, Julie-Amour Rossini.

Issus du monde du spectacle, Christophe Miossec avait pris place tôt dans l'église, bientôt suivi de Francis Lalanne, Zazie ou Claude Lemesle, un des plus prolifiques paroliers de la chanson française, qui avait écrit pour la chanteuse dans les années 1980.

Pour prononcer l'homélie, Monseigneur Benoît de Sinety, qui officia déjà pendant les obsèques de Johnny Hallyday, en 2017. Celui-ci insista sur la dimension religieuse d'une femme qui déclarait ne pas croire en Dieu mais en Jésus. «Dieu a donné son amour à toutes ses créatures. Cet amour, Juliette Gréco l'a cherché, désiré, vécu (...). Son visage, sa parole, sa douceur, son sourire ont illuminé vos vies», a-t-il déclaré dans son homélie.

En maître de cérémonie, notre confère Didier Varrod, directeur de la musique de Radio France, fut le premier à témoigner, racontant ses moments auprès de la dame, à Paris comme à Ramatuelle, et citant le titre d'un de ses meilleurs disques, Aimez-vous les uns les autres, ou bien disparaissez, d'après Manset. Jacqueline Franjou, directrice du festival de Ramatuelle, évoqua Gréco l'amoureuse des mots. « Qui les a aimés mieux que toi ? » interrogea-t-elle, face à la petite fille de la défunte. Elle évoqua la générosité, l'intelligence et la tendresse de son amie de 36 ans.

La productrice de télévision Catherine Ceylac avait quant à elle choisi de retenir un florilège des citations de la dame, dont celle-ci : « Ne faites jamais confiance à ceux qui parlent trop. » Elle s'avéra particulièrement de circonstance.

Fils spirituel de Gréco, Abd Al Malik, pudique et sobre, évoqua l'amour qui « (la) serrait fort dans ses bras. » Mais le plus bel hommage, de ceux qui firent frissonner les 300 personnes présentes fut celui rendu par Catherine Ringer chantant Il n'y a plus d'après, de Guy Béart, soutenue par un simple accordéon. Le cercueil blanc sortit alors de l'église sous les applaudissements, comme il est de coutume pour les obsèques des personnalités du spectacle. Le corbillard a pris la direction du cimetière du Montparnasse où devait avoir lieu l'inhumation «dans la plus stricte intimité». Il n'y a vraiment plus d'après à Saint-Germain-des-Prés...

Obsèques de Juliette Gréco
À l'extérieur de l'église, sur le parvis, une colonne Morris présente une célèbre photo en noir et blanc de Juliette Gréco
Location: Eglise Saint-Germain-des-Prés
1, place Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 55 42 81 10
Fax : +33 (0)1 46 33 15 05
Mail : secretariat@eglise-sgp.org
Internet Site : www.eglise-sgp.org
Date: Monday, October 5, 2020
Time: 14:30 CEST

id : 116985


Top