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Vernissage de l'exposition "Salon de la Mort II"


The bridge by christian berst

Ouverture | samedi 13 et dimanche 14 février de 14h - 17h30
Exposition collective | du 13 février au 14 mars 2021

Pour sa première exposition de la saison 2021, the bridge by christian berst, nouvel espace de christian berst art brut dédié au dialogue entre l'art brut et les autres formes d'art, invite le commissaire d'exposition Laurent Quénéhen à imaginer une nouvelle itération de son Salon de la Mort, du 13 février au 14 mars 2021. Alors que les défis de notre époque et de notre environnement remettent la notion de mort au cœur de l'actualité, Laurent Quénéhen rassemble 44 artistes issus de différentes mouvances de l'art qui livrent leur propre vision de la mort, créant des grandes variations autour de Thanatos au sein d'un petit salon de curiosités.

Artistes exposés :
Néel Beausonge, Nathalie Bibougou, Annibal Brizuela, Jorge Alberto Cadi, Nancy Caramello Cyneye, Marcos Carrasquer, Emilie Chaix, Dominique Chazy, Vincent Corpet, Ricardo Cunningham, Julie Dalmon, Odonchimeg Davaadorj, Ayako David Kawauchi, José Manuel Egea, Cornelia Eichhorn, Frédéric Fontenoy, Maike Freess, Madge Gill, Cécile Hadj-Hassan, Helmut Hladish, Maria Ibañez Lago, Sophie Lecomte, Frédéric Léglise, Tereza Lochmann, Malcolm McKesson, Ingrid Maillard, Sandra Martagex, Marine Médal, Marc Molk, Michel Nedjar, Simon Pasieka, Marilena Pelosi, Jean Perdrizet, Joël Person, Marine Pierrot Detry, Vincent Puren, Jeanne Rimbert, Patricia Salen, Cheyenne Schiavone, Yuichiro Ukaï, Anne Van Der Linden, Dominique Weill, Jola Zauscinska, Henriette Zéphir.
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Dans nos pays occidentaux, on a mis la mort sous le tapis depuis longtemps, sans doute depuis la seconde guerre mondiale. Claustrés au fond de nos Ephad, les anciens semblent disparaître comme des anges. Mais depuis un an la mort violente et subite, frappant au hasard, a refait surface dans nos vies de tous les jours. A chaque instant elle rode pour nous rappeler qu'on ne badine pas avec elle. Afin de conjurer le Diable ou le mauvais sort, on l'invite à sa table, c'est le sens de ce salon de la mort, à l'instar des carnavals mortuaires qui se déroulent dans certains pays d'Amérique du Sud où représenter la mort, c'est lui faire face, c'est l'exorciser. Les artistes travaillent avec les pulsions de mort, il semblerait d'ailleurs que les premiers dessins des grottes préhistoriques étaient réalisés par des sortes de sorciers censés communiquer avec les esprits. Les artistes sont nos sorciers contemporains, ils révèlent le non-dit, fréquentent le mystère et hument l'avenir, ils sont les ponts entre l'inconnu et le connu, ils donnent accès à des sensations ancestrales, presque animales ; visiter une exposition, c'est appréhender de nouveaux territoires. Dans ce petit salon d'hiver se trouve une grande variété de travaux, c'est par la proximité des différences que l'union est stimulante. The bridge est l'espace idoine pour ce salon de la mort car le pont réuni deux rives et les sépare, il crée les liens. On ne peut pas comprendre la mort, on ne peut que lui rendre hommage et la conjurer : « il faut aussi que la mort vive »*, pour que la vie reprenne.
Les artistes de ce petit salon sont dans la perception de Thanatos avec de grandes variations. Deux groupes semblent se constituer néanmoins : des artistes qui appréhendent la mort comme venant de l'extérieur et d'autres qui la perçoivent comme une érosion interne, un pourrissement. La majorité des artistes travaillent la mort avec un événement qui surgit du dehors lors d'une attaque, une bataille, une machination : Nathalie Bibougou, Annibal Brizuela, Dominique Chazy, Ricardo Cunningham, Malcolm McKesson, Marine Médal, Marilena Pelosi, Jean Perdrizet, Vincent Puren, Jola Zauscinska. D'autres évoquent la fusion dans ou avec le paysage comme Néel Beausonge, Odonchimeg Davaadorj, Cornelia Eichhorn, Madge Gill, Cécile Hadj-Hassan, Sandra Martagex, Ingrid Maillard, Simon Pasieka ou encore Henriette Zéphir. Des artistes comme Jorge Alberto Cadi, Emilie Chaix, Vincent Corpet, Frédéric Fontenoy, Frédéric Léglise, Tereza Lochmann, Marc Molk, Anne Van Der Linden, Yuichiro Ukaï sont dans la figuration et la personnification de la mort, parfois c'est une synecdoque, c'est le cas avec Helmut Hladisch, Maria Ibañez Lago, ou Dominique Weill. Marcos Carrasquer et Cheyenne Schiavone semblent appartenir encore à ce groupe des artistes qui mettent en avant un contexte mortifère.
Le second groupe évoquerait plutôt une mort qui vient de l'intérieur, Ayako David Kawauchi ou Joël Person en saisissent ses modalités sur le vif, le visage est refermé sur lui-même. José Manuel Egea a ses monstres qui surgissent des entrailles, le visage de Maike Freess se consume et Patricia Salen raye de son dessin un personnage intérieur. Ou encore lorsque la putréfaction est à l'œuvre dans la matière, comme Julie Dalmon et ses os, Sophie Lecomte et son crâne de mouton, Michel Nedjar et sa poupée en papier mâché. Nancy Caramello Cyneye, Marine Pierrot Detry ou Jeanne Rimbert exposent quant à elles des corps emprisonnés ou abimés.

Laurent Quénéhen

* Antonin Artaud, in Artaud le Mômo, Aliénation et magie noire, Bordas, 1947
Location: Galerie Christian Berst
3-5, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 33 01 70
Fax : +33 (0)1 53 33 01 70
Mail : contact@christianberst.com
Internet Site : www.christianberst.com
Date: Saturday, February 13, 2021
Repeat Type: Daily;Until=2/14/2021 February 14: February 14 February 14, 2021: February 14, 2021 February 2021: February 2021 16:30
Time: 14:00-17:30 CET

id : 117765


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