Agence Germain Pire

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Vernissage de l'exposition "Etat des lieux"


Salon d'honneur de la Mairie du 20ème arrondissement

Exposition du 09 au 24 janvier 2008
Photographies de Margherita Crocco, Brice Bourdet, Bénédicte Lassalle, Tatiana Margaux Bonhomme

« A partir de quand un lieu devient vraiment vôtre ? », s'interroge Georges Perec dans son livre Espèces d'Espaces. La Mairie du 20ème arrondissement de Paris propose une réponse photographique dans le cadre de sa nouvelle exposition Etat des Lieux. 4 photographes nous font part de leur vision en mettant en scène des lieux sans identité ou encore imprégnés de souvenirs. Margherita Crocco a choisi un couloir, et se perd dans le rêve pour nous raconter des histoires de fantômes nous menant aux confins de l'indicible. Tandis que Brice Bourdet explore les couloirs comme limite entre l'espace public et l'espace privé pour s'attarder sur ce qui précède l'intimité. Bénédicte Lassalle pénètre le monde de sa grand-mère, univers intime que la photographe saisit avec pudeur et nostalgie. Enfin, Tatiana Margaux Bonhomme s'explore dans des chambres d'hôtels, lors de ses voyages. Ses autoportraits sont des bulles de réalités indiscrètes qui se jouent des limites d'un monde inventé et de sa mise à nu. Des regards différents pour traiter de la problématique du lieu et la manière dont l'homme se l'approprie.

Bénédicte Lassalle : Portrait en creux
Portrait en creux, dans lequel elle n'apparaît jamais, présente un dialogue purement visuel auquel le spectateur est invité à prendre part en vagabondant a l'intérieur de cette cuisine, au travers d'éléments du quotidien chargés d'histoires, d'objets immobiles aux histoires évocatrices... Regard documentaire, intimiste et interrogateur porté sur le grand âge de sa grand-mère. Quand on débute, on commence toujours par regarder autour de soi, elle aime ce qui est à mi-chemin entre le touchant et l'attachant.

Brice Bourdet : Transition
Son travail propose une approche qui parle des gens sans les montrer. Il a choisi de ne montrer que « l'enveloppe de textile » qui les recouvre. Ce qu'ils laissent transparaître. Il évoque intime, le personnel, dans un lieu qui lui, est impersonnel. Ce passage de transition, ce passage où l'on passe « recouvert » de notre apparence quotidienne (que ce soit au travail, pour des rendez-vous ou des sorties). Ce lieu où l'on reste peu mais où notre apparence et nos comportements changent et sont différents. Ce lieu de transition, l'espace intime à l'espace public.

Dans notre société nos comportements et nos rapports les uns envers les autres diffèrent en fonction des différents espaces où l'on se trouve. Mais tout particulièrement entre les espaces intimes et le l'espaces publics. Le couloir qui, à la fois relie et en même temps sépare ces espaces est une forme de passage de transition. Dans le couloir, on est à la fois plus vraiment chez soit, et en même temps on est pas tout à fait à l'extérieur. A se sujet on peux observer certains comportements qui sont récurant dans ces lieux si particuliers que sont les couloirs. Comme par exemple le fait de s'apprêter à sortir de chez soit, mais si l'on entend un voisin (dans ce même couloir), et bien on va patienter cinq petites minutes avant de sortir (pour ne pas croiser le voisin), par ce que l'on n'est pas d'humeur social, ou peut-être par ce que l'on pas envie de partager ce lieu aujourd'hui.

Tout au contraire, il y a les discutions qui se créent ou qui perdurent par le simple fais d'être dans un couloir. Comme une personne que l'on raccompagnes à sa porte, et que par une discutions que l'on prolonges sans cesse, on retiendrait cette personne encore un peu, « presque chez soi ». Mais avant tout, le couloir est le premier lieu ou l'on affronte la « réalité », et où l'on confronte son apparence aux autres. C'est le passage où l'on peut encore faire demi-tour, si l'on a oublié quelque chose.

Margherita Crocco : Paradoxalsvisions
Discours des songes, rêves ou réalité. Limite intouchable et éphémère. Evasions diurnes, collectives qui suivent aux imaginations nocturnes solitaires. Expériences universelles et simultanément singulière et incommunicables. Ecrasement des choses, ablations, collages des visages, discours anachronique, images floues et magiques. C'est ainsi que la vision de nos rêves est caractérisée. Un lieu de passage, n'appartenant à personne, à tout le monde.

Un long couloir où l'inconscient est théâtralisé pendant l'étape paradoxale de son sommeil. Dans ce non-endroit réel le songe se réalise. Ce travail veut être une interrogation sur celles qui sont les images polysémiques nourrissant notre inconscient : images archétypales ou délires émotionnelles. II se réalise dans un espace intérieur là où notre univers onirique se transforme et l'inconscient revient à la surface visible de notre univers intime. Essayer de raconter le rêve tue des fois le rêve même : ne s'agirait-il pas là d'un paradoxe ?

Cette photographe cherche à travers ce projet à focaliser son attention sur le thème du rêve, dans sa narration et son espace. Pour cette raison elle travaille en séquences représentants différents rêves. Ils ont tous une chose en commun : leur spatialisation. L'espace onirique se retrouve ainsi représenté métaphoriquement par le couloir. Qu'il soit épuré, sombre et mystérieux, cliniquement lumineux, étoilés ou affichant des sorties de secours des fois, il est l'espace des ses songes. L'émotionnel revient à la surface par la couleur qui apparaît en alternance au noir et blanc. Certains de ces rêves sont personnels et d'autres plus universels pour révéler le paradoxe du voyage du rêveur.

Tatiana Margaux Bonhomme : Chambre avec vue

"Souvent en voyage, ma chambre d'hôtel est devenu un cocon protecteur, lieu solitaire et neutre, où je peux me reposer à l'abri des regards, et jouer avec mon appareil pour mettre en scène mon intimité. Je le pose où je peux : sur la table de chevet, le haut de l'armoire ou la tête de lit. La chambre est mon bocal et je suis le poisson rouge. Protégée des agressions extérieures, loin de tout, paisible, je peux me dévoiler. Je donne seulement à voir une partie de moi-même que je choisis. Avec le temps, je me dévoile chaque fois un peu plus."
Tatiana Margaux Bonhomme

Infos :
http://www.fetart.org
Location: Mairie du 20ème arrondissement
6, place Gambetta
75020 Paris
M° Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 43 15 20 20
Internet Site : mairie20.paris.fr
Date: Thursday, January 10, 2008
Time: 18:00-21:00 CET

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