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Vernissage de l'exposition collective "La Pensée Sauvage"


du 8 septembre au 6 octobre
vernissage le 8 septembre de 18h à 21h

artistes :
Dominique Ghesquière
Aloïs Godinat
George-Henry Longly
Genêt Mayor
Matthew Smith

Une exposition proposée par Julien Fronsacq et Philippe Valentin.

LPS (V.t.). La pensée sauvage (Viola tricolor) est une plante sauvage, herbacée, commune dans toute l'Europe. Elle est recherchée pour la délicatesse de sa fleur. C'est l'ancêtre de la pensée cultivée.

Les artistes de l'exposition conçoivent leurs œuvres comme autant d'indices d'une altérité : un autre monde, un autre langage, un rituel inconnu, etc. Dans son exposition à Store Gallery à Londres l'année dernière, Matthew Smith a présenté une série de sculptures élémentaires formées d'édredons enroulés autour d'un pied comme autant de monstres enfantins. De la même manière George Henry Longly présentait dans la g39 Gallery à Cardiff une barre qui s'échappait dans le sous-sol indiquant un espace onirique ou refoulé du white cube. Dans sa production protéiforme, Genêt Mayor est fasciné par la cryptozoologie autrement dit l'étude des animaux encore inconnus de la science : Loch Ness, Big Foot, Yeti, etc. Il présente d'ailleurs une immense tête de Sasquatch, animal de la mythologie moderne nord-américaine dont la représentation est aussi aléatoire que les témoignages qui attesteraient de son existence. En parallèle à cette production “cryptozoologique”, Genêt Mayor réalise des sculpturesqui oscillent entre sérialité, abstraction hypnotique ou encore évocation pittoresque de vagues instruments étranges avec des assemblages d'objets provenant de magasins de bricolage ou de jardinage. Dominique Ghesquière partage un goût pour l'indétermination constitutive et l'action mesurée : un magazine étonnament volumineux en raison du traitement que cette jeune femme-sculpteur lui a infligé : froisser les pages lentement, les unes après les autres. Labeur patient ou geste névrotique ? Ses œuvres sont le fruit d'objets trouvés ou apparemment trouvés. Ainsi Aloïs Godinat a été découvert avec une série de sculptures réalisées à l'aide de livres de poche aux tranches colorées qu'il fait interpénètrer à intervalles réguliers comme un monument à l'hybridation des récits. Une autre œuvre consiste en une cloche à manche posée sur une étagère. Les questions surgissent immédiatement à l'esprit du visiteur : peut-on agiter l'objet ? sonnera-t-il ? et qu'adviendra-t-il ? La fonction de cet objet est associé à des gestes simples. Posé ainsi sur une étagère, la cloche est un bel emblème de l'indéfinition. Nombre des œuvres de Longly joue avec des systèmes, des combinaisons, des codes, etc. Pour preuve l'abondance de jeux de constructions, d'ampoules de couleurs et leurs titres respectifs « I do not know why... » (« Je ne sais pas pourquoi… »), « The proposal to replace section numbers with letters was accepted » (« La proposition de remplacer la section des nombres par des lettres a été acceptée »), etc. Si l'ensemble des artistes de cette exposition joue des effets de la polysémie, c'est qu'ils mettent en scène les habitudes interprétatives. Créant un observatoire réflexif, leurs gestes tour à tour simples ou modestes trouvent une dimension expressive paradoxale. Un minimalisme expressif ?

Julien Fronsacq
Location: Galerie Chez Valentin
9, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 42 55
Fax : +33 (0)1 48 87 44 35
Mail : galerie@galeriechezvalentin.com
Internet Site : www.galeriechezvalentin.com
Date: Saturday, September 8, 2007
Time: 18:00-21:00 CEST

id : 18115


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