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Vernissage de Balthasar Burkhard + Etienne Pressager


15 janvier - 28 février 2008
vernissage jeudi 15 janvier de 18h à 20h

Balthasar Burkhard commence à exposer à la fin des années 1970, élaborant un travail fondé sur des partis pris très affirmés : cadrage serré et rigoureusement frontal. Ces images en noir et blanc, souvent très contrastées, offrent une façon nouvelle d'amener la photographie au tableau.
Après les grands nus des années 1980, Burkhard a notamment réalisé une série de photos de grandes métropoles. Prises d'hélicoptères, elles font entrevoir la réalité quasiment abstraite de Mexico ou de Los Angeles. De l'infiniment proche à l'infiniment lointain, de l'intimité du corps aux horizons de l'Amazonie, Burkhard ne cesse de réaffirmer le rôle explorateur de la photographie.
Le noir et blanc de Burkhard est fortement contrasté, plus tourné vers l'ombre que la lumière, créant une sorte d'unité tonale entre les mondes, les éléments, les règnes et les choses.

L'œuvre de Balthasar Burkhard est intimidante par sa beauté grave et ses partis pris affirmés, ses séries savamment et patiemment constituées. Le risque n'est pas mince de changer le travail d'un producteur d'images, pour lequel chaque étape qui suit la prise de vue - du tirage jusqu'a l'accrochage - compte au moins autant que celle-ci, en celui d'un chasseur de clichés. Cette oeuvre peut se comparer à une suite de pages arrachées à une encyclopédie, dans lesquelles le désir se mêle parfois à la curiosité.

L'effet-tableau tel qu'il se manifeste dans les oeuvres de Burkhard résulte d'un travail sur le sur-dimensionnement des motifs, mais aussi sur le re-cadrage et l'ajustement à des formats spécifiques. Ce travail a autant d'affinités avec Courbet qu'avec l'abstraction ou l'hyperréalisme - entendu comme une forme particulière d'abstraction - qu'avec les mises en scène de la vie moderne, qui constituent la tendance la plus forte de la photographie plasticienne. Le salon de coiffure et le bar de la Havane, rare intrusion de la couleur, montrent que l'artiste s'y entend aussi à conduire la street photography au tableau, même s'il s'agit de défis à la règle.

+ au 2ème :
Etienne Pressager
15 janvier - 28 février 2008
vernissage jeudi 15 janvier de 18h à 20h

Les œuvres d'Etienne Pressager partent souvent de réflexions liées au langage et flirtent parfois avec le graphisme. Sous la forme d'énigmes, il fait jouer le mot avec l'image, comme "la chemise du dimanche" où les jours de la semaine s'accordent aux boutons d'une chemise en coton et où le dernier jour, di-manche, se prend à divaguer sur une des manches. Les dessins tels que "Phalanges et syllabes" ou "E comme exception" soulignent la difficulté de faire coïncider harmonieusement la structure du corps et celle de la langue.
Les lettres de l'alphabet deviennent sculptures, comme avec "huit jours de l'alphabet ", jeux de mots, pliages, dépliages ("Dans les plis"), langages et sonorités.
"Œ,œ" met en scène très simplement l'homophonie de "Œ" et "œufs dans l'eau". L'Œ capitale marque un bocal contenant deux gros œufs d'autruche plongés dans l'eau et l'œ minuscule marque un bocal identique rempli d'eau et de nombreux petits œufs de poule. Le E dans le O n'a qu'à bien se tenir.
Entre promenades linguistiques ou digestions du langage, les "Promenades digestives" associent des aquarelles de restes de repas et de menus objets ramassés en promenade. Posées sur la même feuille, les touches d'essais des couleurs d'aquarelle interdisent tout espace crédible mais tentent d'associer le plaisir de la peinture à ceux du repas et de la promenade.
L'humour consommé et l'esprit critique des propositions d'Etienne Pressager nous permettent de "faire décoller la surface des choses et d'en intensifier la présence, donc les possibles, en dehors de toute convention ou signification, comme une projection - de l'expérience poétique et imaginaire sur l'arc de la pensée vagabonde.* "

* extrait du texte "la dimension spectraculaire et magigantesque du monde (le réel reste à inventer)" de Charles-Arthur Boyer
Location: Galerie Aline Vidal
70, rue Bonaparte
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Saint-Sulpice
France
Phone : +33 (0)1 43 26 08 68
Fax : +33 (0)1 43 29 62 10
Mail : galerie@alinevidal.com
Internet Site : www.alinevidal.com
Date: Thursday, January 15, 2009
Time: 18:00-20:00 CET

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