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Vernissage de Ray Richardson "Music for Pleasure"


du 17 octobre au 28 novembre

Peintre anglais né en 1964, Ray Richardson présente ses œuvres récentes à la galerie Alain Blondel pour la première fois depuis six ans. Le titre de cette exposition, "Music for pleasure", est une référence ironique à quelques albums musicaux de style "easy listening" des années 1970. Façon de rappeler que la peinture est un plaisir visuel qui vaut aussi par les réactions, les émotions et la réflexion qu'elle doit susciter.

La matière première de son œuvre provient de ses souvenirs, de ses observations et de son intérêt pour la musique soul et jazz, les films noirs et les romans de James Ellroy. Richardson façonne cette matière première en lui donnant l'illusion d'un instantané photographique ou d'une image fixe tirée d'un film, mais peint avec une très forte puissance évocatrice. Une succession d'instants volés, détachés de leurs histoires plus complexes, qui laissent notre imagination se perdre en conjectures sur la base d'une seule impression. Des bribes d'histoire cristallisées dans une seule attitude.

C'est toute une fresque sociale que décrit le peintre, celle du prolétariat et des classes moyennes. Richardson dépeint les atmosphères viriles des pubs où les chômeurs cherchent à tuer le temps, les arrières cuisines de cafeteria où se discutent les destins de gros durs, les hommes comblés par la possession matériel et ivres de leur pouvoir, les couples qui se déchirent, la solitude, les paysages et le mode de vie californiens. En gros plan, des bull terriers expriment parfois une émotion attendrissante. Ses personnages extériorisent des rituels absurdes de la vie urbaine, des façons d'être indissociables de l'environnement culturel qui les a façonnés. Ils se racontent des histoires qu'ils ponctuent de poses d'acteur des films de Martin Scorsese ou de David Lynch. Mais ses individus demeurent une énigme par leur apparition fulgurante.

Les formats allongés du peintre permettent de saisir le personnage dans son environnement, comme un travelling cinématographique. Richardson joue avec la perspective pour mettre en relief une éloquence et une expressivité gestuelles. L'empathie du peintre se reflète dans les titres de ses oeuvres. Souvent très drôles, ils humanisent ses personnages, ébauchent leur psychologie et introduisent aussi un commentaire politique ou sociale. Comme Hogarth ou Goya qu'il admire.

Ses compositions très sophistiqués s'inspirent de tous les arts visuels : les espaces clos sont théâtralisés, ses scènes de rues ont l'impact visuel d'un Robert Franck. Si ses scènes de bars et ses vues de littoral rappellent la tradition de la peinture britannique, Richardson insère, subrepticement, des allusions à d'autres peintres. Telle vitre ressemble à un Piet Mondrian, tel ciel à un Mark Rothko, tel cible à un Jasper Johns. C'est véritablement le portrait d'une culture.


Biographie

Né à Londres en 1964, Ray Richardson entre au St Martin's College of Art en 1983 et a été récompensé du BA en Arts par le Goldsmith College en 1987. Depuis 1989, il expose régulièrement en Europe et aux Etats-Unis. Son travail est présent dans de nombreuses collections privées et publiques telles que la National Portrait Gallery, le Victoria et Albert Museum à Londres, De Beers Diamond Trading Company et la Susan Kasen Summer Collection.
Location: Galerie Alain Blondel
50, rue du Temple
75004 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 42 78 66 67
Fax : +33 (0)1 42 78 47 90
Mail : galerie.blondel@orange.fr
Internet Site : www.galerieblondel.com
Date: Saturday, October 17, 2009
Time: 15:00-21:00 CEST

id : 25832


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