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Vernissage de Cécile Hartmann "Supra-continent"


du 3 octobre au 28 novembre 2010
> Nuit blanche le 2 octobre de 17h à minuit
> Vernissage le 9 octobre à partir de 11h30
en partenariat avec le Centre Photographique d'Ile de France
> Navette à l'occasion du vernissage
Parcours Paris / Chelles (les églises) / Pontault-Combault (CPIF)
départ à 10h45 de Paris - Bastille
retour à 17h sur Paris
Merci de réserver au +33 (0)1 64 72 65 70, à partir du 23 août ou par e-mail à l'adresse : leseglises@chelles.fr

À noter : rencontre samedi 6 novembre à Chelles, 15h
- Discussion autour de l'exposition SUPRA-CONTINENT de Cécile Hartmann, en présence de l'artiste, de critiques d'art et du commissaire d'exposition Éric Degoutte.

Ce qui guide la pensée poétique, c'est la conviction que même si le vivant est soumis à la ruine du temps, le processus de détérioration est à la fois celui d'une cristallisation ; c'est que dans les profondeurs des mers où sombre et se dissout ce qui autrefois vivait, certaines choses « souffrent d'une altération marine » et survivent dans des formes nouvelles et cristallisées qui s'immunisent contre les éléments, comme si elles attendaient le pêcheur de perles qui un jour viendra vers elles et les ramènera vers le monde des vivants...
Hannah Arendt, Condition de l'homme moderne, 1958.

Avec son exposition personnelle SUPRA-CONTINENT, Cécile Hartmann évoque l'hypothèse géographique de la surface commune que formaient les continents avant leur dérive actuelle. Dans un monde contemporain global en perpétuelle fragmentation, l'exposition interroge non pas l'utopie d'une terre commune, mais la représentation d'un « être-en-commun » instable et indéterminé.
Si la dérive continentale est un mouvement tectonique de séparation, d'arrachement, c'est aussi un moment de correspondances de structures et de répartition d'énergie. En écho à cette mécanique tellurique, l'exposition se propose comme un « champ de forces ». Entre les oeuvres présentées s'opèrent des influences climatiques et émerge une question : est-il possible de penser une surface d'échange entre l'environnement et le champ social ?
Les oeuvres contiennent l'idée d'une résistance propre de la matière. L'étendue modifiée des glaces serait envisagée comme la surface complémentaire d'une fracture sociale et pourrait contenir dans la fonte imprévisible de ses éclats, d'autres « formes de contre-puissance ».
La série des images photographiques Variations (2010) est constituée à partir de prises de vues de mouvements de gel et de dégel. Par une inversion du positif au négatif, ces images blanches mutent vers des zones incertaines. Le film Manifest, versus vital (2010) procède d'une esthétique de la reconstitution. Il consiste à faire rejouer en boucle à un personnage anonyme dans une nature sauvage, les gestes violents d'un manifestant urbain. Les signes entre les oeuvres se répondent dans une atmosphère de suspens et de basse tension. La prise de vue en coulée fluide et répétitive des images filmées, et l'amplification des formats verticaux des images fixes développent une sensation physique de proximité et d'immersion dans un « territoire méta-réel ». Une couleur anthracite, traversée de nuances chaudes et froides, se diffuse dans les oeuvres comme une zone de neutralité qui n'est pas sans rappeler la texture d'une vapeur d'eau ou d'une brume de carbone, éléments communs au monde végétal, animal et minéral.
Les photographies, films et objets picturaux de Cécile Hartmann fonctionnent comme « des leitmotiv dialectiques ». Par des processus de déplacement et de mixage, ses recherches n'opposent pas le construit à l'organique, l'ultra-modernité à l'archaïsme, l'humanité à l'animalité. La vision particulière de cette artiste consiste à saisir dans la représentation des rapports de forces contemporains, écologiques et géopolitiques, « une forme de régénération picturale » qui touche aux notions de neutralité et de fiction.

- Exposition au CPIF :
Nulle part est un endroit
Ziad Antar, Leo Fabrizio, Yan Gao, Karim Kal, Benoît Laffiché, Angèle Laissue,
Sébastien Leseigneur, Francis Morandini, Guillaume Robert, Anne-Lise Seusse, Marie Velardi, et Wen Yang-Liu.
Commissaire invité Pascal Beausse
Du 9 octobre au 19 décembre 2010.
- Déroulement de la journée :
Navette gratuite sur réservation
par téléphone : +33 [0]1 64 72 65 70
ou par mail leseglises@chelles.fr
> Trajet Paris / Chelles : départ à 10h45 de Paris, place de la Bastille
> Trajet Chelles / Pontault-Combault : départ à 14h des églises,
arrivée à 14h30 au CPIF
> Trajet Pontault-Combault / Paris : départ à 16h30 du CPIF,
arrivée à Paris, place de la Bastille à 17h

NB : Pour les personnes souhaitant retourner sur Paris après leur visite aux églises, nous leur proposons de les accompagner à la gare de Chelles.
(5 minutes à pied en traversant le parc, puis trajet de 15 minutes en train).

Vernissage de Cécile Hartmann "Supra-continent"
© Cécile Hartmann, Variations, 2010
Location: Les églises
centre d'art de la ville de Chelles
Place de la Légion d'Honneur
rue Louis Eterlet
Parc du Souvenir Emile Fouchard
77505 Chelles Cedex
M° RER E Chelles - Gournay, Gare SNCF Chelles - Gournay
France
Phone : +33 (0)1 64 72 65 70
Mail : leseglises@chelles.fr
Internet Site : www.chelles.fr/chelles-a-vivre/culture/les-eglises-centre-dart
Date: Saturday, October 9, 2010
Time: 11:30 CEST

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