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Vernissage de Léandre Bernard-Brunel "ça pourrait être l'indigo"


Vernissage : Samedi 13 avril de 16h à 20h
Exposition : 16 avril > 20 mai 2013

Pour sa première exposition personnelle, Léandre Bernard-Brunel nous plonge dans une œuvre qui déplace la question de la couleur et de la cinétique en prenant pour source le film inachevé de Clouzot, l'Enfer, tourné en 1964 avec Romy Schneider.
C'est toute une représentation historique de l'Enfer et du Paradis qui se retrouve ainsi conviée dans cette pièce à la fois immersive et ironique où le désir fait office de clef de voûte.
L'installation s'alterne avec un film court tourné en Inde sur un photographe des rues et son appareil qui lui sert à la fois de caméra obscura et de chambre de développement.
Dans ces deux pièces, il est question d'absorption de la couleur, de rayonnement, de dilatation, comme si la machine à enregistrement devenait un gouffre noir prêt à se dévorer lui-même.
Il y a quelque chose de l'ordre de la lanterne magique désenchantée, car si l'image demeure terriblement attractive, hypnotique et fascinatoire, elle ne peut s'empêcher de chanter sa disparition, son évaporation prochaine.
Un monde à rebours, qui se souvient de son jeu de dupe coloré.
Le titre de l'exposition a été soufflé par une nouvelle fantastique, La nuit de l'indigo, écrite par le cinéaste Satyajit Ray, et dans laquelle un jeune publicitaire indien se retrouve le temps d'une nuit dans le corps d'un britannique parti en Inde pour chercher de l'Indigo et qui cent ans plus tôt meurt de n'avoir rien trouvé.
Aller à l'autre bout du monde, ou aux confins du cinéma pour chercher une couleur qui n'est que projection, c'est à la fois beau et effrayant.
Mais « l'indigo » c'est aussi le nom que Newton a donné arbitrairement afin d'obtenir le chiffre «magique » dans sa décomposition prismatique de la lumière blanche en sept couleurs.
Or Léandre Bernard-Brunel s'inscrit dans une poétique bien plus proche de ce que Goethe a écrit dans son Traité des couleurs. Les couleurs sont décrites par l'auteur de Faust comme « des actes de lumières, des actes et des souffrances », et pour naître, il leur faut tout aussi bien de
la lumière que de la non-lumière, de l'éclat que de l'obscurité.
Ce qui fonde justement les pièces proposées par la Galerie Virginie Louvet, c'est cette conscience d'une ambivalence de la couleur et de la lumière, entre désir et répulsion, entre clarté et ombre.
Léandre Bernard Brunel est né en 1985. Il est en 5ème année à l'ENSBA. Il vit et travaille à Paris.

Vernissage de Léandre Bernard-Brunel "ça pourrait être l'indigo"
Location: Galerie Virginie Louvet
48, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 71 97 48
Mobile : +33 (0)6 32 90 10 20
Mail : contact@virginielouvet.com
Internet Site : www.virginielouvet.com
Date: Saturday, April 13, 2013
Time: 16:00-20:00 CEST

id : 48614


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