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Vernissage de Sarkis "Au commencement le blanc"


9 janvier - 1er mars 2014

Vernissage de Sarkis "Au commencement le blanc"
Sarkis, D'après Satantango De Béla Tarr, 2013
Peinture à l'huile sur photographie avec riz, néon, transformateur, 143.5 x 236 cm
Vue de l'atelier de Sarkis à Villejuif

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter Au commencement le blanc de Sarkis, pour sa troisième collaboration avec l'artiste après Opus 2 en 2011 et Aura d'après Vaudou en 2012.

Au commencement le blanc rassemble une large sélection d'oeuvres inédites et de pièces antérieures de Sarkis, autour de la couleur blanche. Avec justesse et précision, l'artiste investit la galerie à la manière d'un compositeur de musique. En agençant les oeuvres comme des sons dont il module les intonations formelles à travers l'accrochage et la participation du spectateur, Sarkis propose une partition dont l'écho est éloquent.

C'est le hurlement aphone de la réinterprétation du Cri de Edvard Munch par Sarkis qui accueille le visiteur et donne le ton de cette exposition. Les quatre magistrales sculptures murales en néons et cuivre définissent par leurs intensités lumineuses les quatre mesures sonores principales : D'après Satantango de Béla Tarr (2013), la Scène en cuivre avec néons (2012), La colonne vertébrale du Retable d'Isenheim de Grünewald (2012) et À la limite de 120 cm (2012) .
En accompagnement de cet arrangement, l'artiste dissémine à intervalles aléatoires quelques accords sensibles : les Ikones rythment en cadence les interprétations possibles, deux oeuvres au sol - After Ice Age (2013) et L' Attente (1969) se posent en contrepoint de l'accrochage mural, une série inédite de dessins Uruchi s'inspire de la technique de céramique japonaise des Kintsugi et prolonge l'expérience sur papier déchiré, les empreintes digitales blanches sur vitraux donnent à voir le doigté de l'artiste et celles de son maître verrier, et la vidéo Blanc sur noir jour et nuit (2007) se joue des propriétés physiques de l'aquarelle dans un bol d'eau tandis que Sarkis poursuit sa réflexion sur les possibilités de créations inhérentes au medium.

Pour After Ice Age (2013), l'artiste dispose dans un présentoir métallique - comme un cabinet d'estampe, cinquante huiles sur papier. À l'instar de la série Aura D'après Vaudou où il laissait l'huile de la peinture s'accomplir librement hors du motif circonscrit par le pinceau, il s'inspire ici d'objets préhistoriques exposés pour Ice Age Art, arrival of the modern mind au British Museum en 2012. Avec D'après Satantango de Béla Tarr, certaines Ikones et une sélection d'oeuvres sur papier ; R1, R2, R3, R8, R10 et R11 où Sarkis travaille avec circonspection le blanc de titane ou le blanc de zinc comme il travaillerait une terre à labourer en sillons pour la préparer à la semence, il égrène sur la matière pure de la peinture des grains de riz - matériau alors inédit dans son travail.

En invitant avec confiance le spectateur à toucher les vitraux, à consulter les dessins dans le présentoir métallique ou à manipuler les rideaux de soie ancienne, l'artiste nous prête la responsabilité tactile et corporelle d'une interaction agissante avec les oeuvres. Avec l'économie des gestes inutiles et un discernement rigoureux pour assembler avec précaution des matériaux aux forts pouvoir évocateurs - néon, or, huile, brique, papier, soie, cuivre ou plume, Sarkis nous offre une orchestration remarquable de prudence et d'intelligence plastique. Et c'est tout en retenue qu' Au commencement le blanc propose une parenthèse contemporaine au visiteur, sans que jamais les œuvres de Sarkis ne perdent la maîtrise de leur force.


Né en 1938 à Istanbul, Turquie. Sarkis vit et travaille à Paris.

Né en 1938 à Istanbul, Sarkis étudie le français, la peinture et l'architecture intérieure avant de s'installer à Paris en 1964. En 1967, il remporte le prix de peinture de la Biennale de Paris. La même année au Salon de Mai, Sarkis présente Connaissez-vous Joseph Beuys ? référence à l'artiste allemand qu'il considère comme le plus important de son époque. En 1969, il est invité par le critique Harald Szeermann à participer à l'exposition désormais célèbre Quand les attitudes deviennent formes. La transmission et l'enseignement sont également au coeur de ses préoccupations. De 1980 à 1990, il dirige le département Art de l'École des arts décoratifs de Strasbourg et de 1988 à 1995, il devient directeur du séminaire à l'Institut des hautes études en arts plastiques créé par Pontus Halten. Depuis les années 1980, Sarkis participe à de nombreuses expositions internationales (Documenta de Kassel, Biennales de Venise, Sydney, Istanbul et Moscou) et intervient dans les plus grands musées internationaux.

En 2010, dans l'exposition Passages au Centre Pompidou, les créations de Sarkis entrent en conversation avec les oeuvres de Kasimir Malevitch, le mur de l'atelier d'André Breton ou Plight de Joseph Beuys, l'une des figures tutélaires de Sarkis avec le cinéaste Andreï Tarkoski, dont l'artiste réinvestit un film dans l'atelier de Brancusi. Passages évoque à la fois l'idée du passage permanent de l'atelier au musée et l'ouvrage de Walter Benjamin sur les passages parisiens. Ces oeuvres qui convoquent le KRIEGSSCHATZ (trésor de guerre) de l'artiste, sont composées d'objets trouvés, d'oeuvres d'art ou d'objets ethnographiques, issus de différentes civilisations. En 2011, le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Genève (MAMCO) lui consacre une importante rétrospective intitulée Hôtel Sarkis . Cette présentation sur quatre étages rassemblait 200 pièces datées de 1971 à 2011 et donnait à voir les différentes pratiques de l'artiste - installations vidéos ou sonores, aquarelles, sculptures, photographies et films - démultipliant la résonance d'une oeuvre réalisée en regard d'autres créateurs qu'ils soient musiciens, architectes, écrivains, philosophes, peintres, sculpteurs ou cinéastes.

En 2012, Sarkis présentait Ballads dans les 5000 m2 du Hangar sous-marins, sur invitation du Musée Boijmans van Beuningen et du Port de Rotterdam, ainsi que Ailleurs, Ici, au Domaine de Chaumont-sur-Loire, à la suite de la commande qui lui avait été passée par la Région Centre. Il a également participé à La Triennale - Intense Proximité au Palais de Tokyo avec la Frise des Trésors de Guerre, ainsi qu'à Néon, who's afraid of red, yellow and blue ? à la Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert, ou encore Istanbul Modern au Musée Boijmans van Beuningen.
En 2013, Sarkis a participé à l'exposition When attitudes become form, Bern 1969/Venice 2013 pour la 55ème édition de la Biennale de Venise à la Fondation Prada. Il a également exposé à Passages Croisés en or, au Château d'Angers, et a été invité à présenter la Frise de Guerre au MONA (Museum of Old and New Art) en Tasmanie pour l'exposition The Red Queen. Sarkis a participé à l'exposition Ici, Ailleurs à l'occasion de Marseille -Provence, Capitale Européenne de la Culture, ainsi qu'à l'exposition Modernity? Perspectives from France and Turkey, au Istanbul Modern et au ART ER- Space for Art à Istanbul pour un solo show intitulé Sarkis - Cage/Ryoanji Interpretation.

En 2014, il exposera les Ring Portaits au Huis Marseille Museum voor Fotografie à Amsterdam, et sera présenté en trois lieux CIAC, MNAC, Musée du Paysan à Bucarest en Roumanie. Une exposition personnelle lui sera consacrée au Musée du château des ducs de Wurtemberg à Montbéliard à partir du printemps 2014.
Location: Galerie Nathalie Obadia (Bourg Tibourg)
18, rue du Bourg Tibourg
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 53 01 99 76
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Date: Thursday, January 9, 2014
Time: 19:00-21:00 CET

id : 53989


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