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Vernissage de Manuel Ocampo "Notes from the Ste Anne Asylum"


12 Avril - 31 Mai 2014
Vernissage Samedi 12 Avril / 17h - 20h

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter Notes from the St. Anne Asylum pour sa cinquième collaboration avec l'artiste Manuel Ocampo.

Notes from the Ste. Anne Asylum présente une sélection de peintures réalisées à l'occasion du séjour de l'artiste philippin à Montpellier en 2013. Invité par le Carré Sainte-Anne à investir cette ancienne église catholique néo-gothique, aujourd'hui désacralisée, Manuel Ocampo avait magistralement orchestré une exposition de 35 œuvres, dont 23 peintures datées de 2009, simultanément exposées avec douze pièces réalisées d'après le lieu pendant les trois mois précédant cette exposition.

Les peintures de Manuel Ocampo ont cette faculté remarquable de transmettre la grande finesse d'observation de l'artiste, au travers d'une sémiotique immensément riche de sens et de références. Il concilie sur un seul et même plan les signes de la religion judéo-chrétienne, l'imagerie vernaculaire, les conquistadors et l'iconographie du catholicisme espagnol, la culture underground de Manille, les trash comics, la bande-dessinée d'un Robert Crumb et la science-fiction, l'art naïf et la violence des ex-votos mexicains, l'apologie du burlesque et l'esthétique des films gore, la culture du Heavy Métal, l'artisanat des retablos sud-américains, la satire de l'histoire et de la morale assorti à un cynisme politique, le néo-dadaïsme après Duchamp et le surréalisme de Picabia, mais aussi et surtout l'idéal populaire de la figure de l'artiste insoumis qui dénoncerait l'hypocrisie des accomplissements de nos viles civilisations.

Depuis les années 80, l'artiste philippin a développé un vocabulaire plastique dont la constance du développement ne se départit jamais de la virulence et de la provocation dans ses motifs : dents - molaires, croix, formes embryonnaires - foetus, crânes, signes phalliques et scatologiques, oiseaux, viscères et saucisses, excréments, ampoules, personnages de cartoons, crucifix et calices, épées, yeux et ossements, vautours et déchets alimentaires. Prolifique et d'une grande générosité, il ancre sa palette sombre dans une gestualité radicale inspirée de la peinture expressive de Francis Bacon ou de la brutalité sculpturale de Paul McCarthy.

Faiseur d'images subversives et décadentes, il alimente à profusion le chaos avec jouissance, insolence et jubilation. En confrontant les fétiches de la religion et de nos symboles avec les icônes de la culture populaire, Manuel Ocampo questionne notre attachement à nos valeurs, nouvellement transposées dans une société de consommation instable et incertaine.

Le titre de l'exposition Notes from the Ste. Anne Asylum est une réminiscence de l'endroit qui comporte aussi le terme asile, pour évoquer un lieu inviolable où l'on serait à l'abri des persécutions, des poursuites, de la justice ; un sanctuaire : «On considère que l'univers de l'artiste se place à distance des codes du quotidien, qu'il doit certainement cultiver une certaine folie - réelle ou imaginaire, et l'on attend de lui qu'il se comporte comme tel - un cliché également largement exploité par les artistes» commente Manuel Ocampo.

Malgré toute la transgression qui caractérise son travail, l'œuvre de Manuel Ocampo apporte une certaine forme de confiance : c'est précisément parce qu'il nous donne à voir crûment des compositions anarchiques, que l'on s'assure qu'une contestation des modèles établis est toujours possiblement latente, et qu'il nous reste à espérer que c'est par le grotesque de la chute et de la destruction que viendra la résurrection.

Vernissage de Manuel Ocampo "Notes from the Ste Anne Asylum"
Manuel Ocampo, Document martien rédigé par un médium sous hypnose, 2013
Huile et collage sur toile
250 x 200 cm (98 3/8 x 78 3/4 in.)


Manuel Ocampo est né en 1965 à Quezon City, aux Philippines.
Il vit et travaille à Manille, Philippines.

Après un diplôme de l'Université des Philippines, Manuel Ocampo s'installe à Los Angeles où il étudie à la California State University de Bakersfield dont il sortira diplômé en 1985. L'artiste résidera près de 10 ans en Californie, où il présentera son premier solo show en 1988 qui ouvre la voie à une solide carrière internationale. Il participe notamment aux deux rendez-vous majeurs de la scène contemporaine européenne qui contribuent à établir sa notoriété, avec la Documenta IX de Kassel en 1992 (conçue par Jan Hoet) et la Biennale de Venise en 1993.
Dès le début des années 1990, son travail est montré dans d'importantes expositions institutionnelles, comme Individual Realities in the California Art Scene au Sezon Museum of Modern Art de Tokyo (1991) ; Helter Skelter: L.A Art in the 1990s au Museum of Contemporary Art de Los Angeles (1992) ou encore Jean-Michel Basquiat & Manuel Ocampo à la Henry Art Gallery de Seattle (1994). Il a également participé à de nombreuses biennales telles que Gwangju (1997), Lyon (2000), Berlin (2001), Venise (1993, 2001), Séville (2004), ainsi qu'à la 7th Asia-Pacific Triennal of Contemporary Art en Australie (2012).
En 2005, une rétrospective lui a été consacrée à la Casa Asia de Barcelone, en 2012 à la Kunst-und Ausstellungshalle der Bundesrepublik à Bonn en Allemagne pour Les Maîtres du Désordre, puis en 2013 au Space of Drawing de Copenhague, au Danemark pour The Corrections.

En 2013, son exposition au Carré Sainte-Anne de Montpellier a rencontré un très vif succès critique et public, et il a également été commissaire de l'exposition Manila Vice, au MIAM de Sète (Musée International des Arts Modestes) où il présentait la très active scène artistique contemporaine émergente des Philippines. Il participe actuellement à Divine Comedy, au MMK Museum für Modern Kunst à Francfort (jusqu'au 6 juillet 2014), ainsi qu'à Possession II, au Coventry School of Art and Design au Royaume-Uni (jusqu'au 13 avril 2014).
L'oeuvre de Manuel Ocampo est entrée dans de prestigieuses collections privées et publiques, telles que le Museum of Contemporary Art de Los Angeles, le Whitney Museum of Museum of American Art de New York, le Museo Nacional de Arte Reina Sofia à Madrid, le Musée d'Art Moderne Grand-Duc Jean (MUDAM) au Luxembourg, l'IVAM à Valence, le Fukuoka Asian Art Museum au Japon, le Fond National d'Art Contemporain à Paris, FRAC Languedoc-Roussillon, le FRAC Ile de France, ou le Museu Colecçao Berardo à Lisbonne.
Location: Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Date: Saturday, April 12, 2014
Time: 17:00-20:00 CEST

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