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Vernissage de Sophie Sigorel et Sandra Krasker "PERSONA : ce qui nous regarde"


Vernissage le jeudi 9 octobre de 18h30 à 21h30
EXPOSITION DU 10 OCTOBRE AU 8 NOVEMBRE 2014

Sophie Sigorel et Sandra Krasker, deux artistes permanentes de la galerie, signent un travail sur l'évolution de la perception de l'humain à travers les nouvelles technologies et les problèmes identitaires afférents. Toutes deux partagent les interrogations liées à l'impact de la révolution internet et du tout numérique sur l'individu ou le groupe, chacune dans son domaine plastique privilégié- la peinture pour Sophie Sigorel, le dessin pour Sandra Krasker - et selon deux approches très personnelles.
A l'occasion de cette exposition, Sophie Sigorel propose un ensemble de toiles issues de trois séries récentes. Profil, R.A.S., Les indéchiffrables sont conçues comme autant de variations sur le thème central de l'identité.
L'oeil de la caméra de surveillance, le profilage numérique traquent en même temps qu'ils constituent de nouvelles formes d'identification ou d'identité visuelle de l'individu comme du groupe. Sur fond de vie urbaine, lieux de passage ou lieux publics, monde réel ou virtuel, l'artiste multiplie les perspectives pour capter les nouvelles formes de perception de l'identité humaine. Les individus se croisent, se frôlent, quand l'un d'eux soudain émerge de la foule, saisi par le focus d'une caméra, ou la captation de son profil numérique (séries R.A.S. ou Profil). Puis, le rythme des flux humains l'absorbe à nouveau dans le courant indifférencié des anonymes : dépersonnalisation, retour à l'invisible. Sorti du champ de l'oeil numérique, ouvrant l'espace d'une liberté qu'on croirait non-surveillée, l'individu redevient alors "indéchiffrable". La possibilité de figurer l'identité humaine, le mystère du visible et de l'invisible sont autant de sources d'inspiration qui traversent les oeuvres de Sophie Sigorel, pour des explorations de la représentation contemporaine.

Sandra Krasker de son côté met en avant la question du rapport entre l'individu et l'image qu'il constitue ou reçoit de lui-même via les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux vantent l'ouverture à l'Autre, le contact ? Qu'en est-il réellement ? On s'inscrit avec un profil pour chercher l'Autre, cet Autre qui reste derrière l'écran, qui est si près et qu'on ne rencontre plus physiquement. On garde l'image, l'image que cet Autre veut bien nous donner. Le « like » s'apparente au désir et l'appartenance au groupe fait sa loi. Ces réseaux classent, notent, évaluent, les images affluent, c'est le chaos numérique qui envahit l'individu en quête de rencontres.

« On va flatter son égo, On va montrer, démontrer, argumenter, attaquer, débattre, On est dans le « reality show » permanent et en direct... mais plus que dans une réelle discussion et confrontation, souvent l'individu se perd dans la contemplation de lui-même et le culte d'un ego qui demeure solitaire. Ce jeu de miroir interroge l'identité, visible ou invisible, la façon dont elle se constitue dans l'authenticité ou la falsification, même inconsciemment. Je LIKE donc je suis. »

Via les scanners, la vidéosurveillance, les réseaux sociaux ou les « selfie », de l'intérieur comme de l'extérieur, de façon intrusive, non-voulue ou sciemment orchestré, chacun est vu et perçu à un rythme effréné et effrayant par un nombre grandissant de personnes. Mais qui regarde vraiment ?
Location: Galerie Mondapart
80, rue du Château
92100 Boulogne-Billancourt
M° Boulogne - Jean Jaurès
France
Phone : +33 (0)9 52 77 76 41
Mail : contact@mondapart.com
Internet Site : www.mondapart.com
Date: Thursday, October 9, 2014
Time: 18:30-21:30 CEST

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