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Vernissage de Michael Dotson "A Whole New World"


11 avril - 1 juin 2015, prolongée jusqu'au samedi 6 juin 2015
vernissage samedi 11 avril, 18H - 20H

La singularité de la peinture de Michael Dotson tient à son caractère paradoxal. Elle est conçue de manière totalement plate, c'est une image peinte sans matière apparente, une image fixe mais qui pourtant induit le mouvement.

A l'origine, les peintures de Dotson sont quasiment abstraites. Il utilise des patterns dérivés des motifs qu'il a pu voir depuis son enfance. Par exemple, il se souvient des « papiers peints de la salle de bain ou encore d'une certaine nappe dans un restaurant chinois où il allait dans sa jeunesse et qui lui plaisait de revoir à chaque nouvelle occasion. » Rien que de très normal: « Tous les peintres procèdent de cette façon. L'objet qu'on voit n'est finalement qu'un outil qui permet d'obtenir une image. On prend juste plaisir dans cet exercice de la peinture, à faire qu'une surface plane soit un dispositif spatial précis. C'est ce qui m'intéresse le plus. »

Après les patterns, les cartoons Disney. Peter Pan est l'un de ses préférés. C'est en quelque sorte le rêve américain raconté aux enfants. La magie des cartoons où tout devient possible comme la création d'un monde nouveau en images fascine Dotson. Or à l'origine du cartoon se trouve la pratique picturale. Pour lui, c'est comme « posséder une sorte d'œil magique qui travaille pour vous de manière pour ainsi dire automatique ».

Wet Window (2013) évoque l'étrangeté : cette pluie (est-ce une métaphore de la peinture ?) dont les gouttes derrière la fenêtre s'infiltrent aussi devant. Sky High ou Playmates (2013) désignent l'observation de l'instant qui va arriver. Dotson peint toutes les images possibles de « l'instant » y compris celles qui ont valeur de « pause » comme The Kiss ou Aurora (2014) - instants de bonheur ou de surprise, voire de crainte (All Seeing, 2015), autrement dit les images qui déclenchent les même sentiments que le spectateur ressent au cours de la vision d'un film. C'est aussi dans ce but qu'il use du plan serré (Torn Up, 2014) et du zoom (Perfect Fit, 2014). Une approche plus dramatique est induite par l'image du « suspens » de l'action dans Drowning ou Hooked (2014).

La répétition syncopée de la même figure dans le tableau (TeenKerbell, 2013) ou sa division (Girl in a Bubble, 2014) évoque le mouvement comme le découpage de tableaux dans le tableau (No Shorts, 2015) par l'effet miroir. L'impression du mouvement est encore accentué quand Dotson utilise la torsion du plan. Now I'm Torn ou Horrific Beauty, (2014) évoquent ainsi ce que les peintres futuristes au début du XXe siècle appelaient la 4e dimension, soit la dimension de l'espace-temps (Showtime, 2015).

Echapper au temps et à l'espace, c'était déjà ce que l'invention de l'abstraction dans la peinture annonçait à cette époque. Un siècle plus tard, à l'âge du network, l'image est omniprésente et parfaitement immatérielle. On sait que les rêves n'ont pas d'épaisseur. Quand l'image est libérée de toute contrainte mimétique (Twinkle Twinkle ou Splatter, 2015), elle confine à l'invocation (White Magic, 2015). Qu'elle implose en silence (High Spirit, 2014) ou explose avec violence (The Wind, 2014), elle est l'image d'un monde sans densité ni pesanteur, un monde inaccessible et sans pitié que Michael Dotson en Sleep Walker (2015) ne cesse d'arpenter avec inquiétude.
Bernard Zürcher


Né en 1982 à Cleveland, OH. Il vit à Brooklyn, NY.

Education
2009-2011 American University, Washington DC. MFA, Studio Art.
2001-2006 Cleveland Institute of Art, Cleveland Ohio. BFA, Painting.

Selected exhibitions
2015 / A Whole New World, Galerie Zürcher, Paris (solo). 2014 / If You're Accidentally Not Included, Don't Worry About It. Galerie Zurcher, Paris ; Sha Boogie Bop, Anonymous Gallery, NY ; The Fury of Sunsets, Zürcher Gallery, New York, NY ; Sunscreen, Graham Gallery, New York, NY ; Go With The Flow, The Hole, New York, NY ; If You're Accidentally Not Included, Don't Worry About It, Zurcher Studio, New York, NY. 2013 / Eight Ball, Geoffrey Young Gallery, Great Barrington, MA ; Acid Summer, DCKT, New York, NY ; Slow Hunch, Jeff Bailey Gallery, New York, NY ; White Wash, Brian Morris Gallery, New York, NY. 2012 / XCentric, Geoffrey Young Gallery, Great Barrington, MA ; Conventional Wisdom, Delicious Spectacle, Washington DC ; Black Foliage, Nudashank Gallery, Baltimore, MD ; New Future, Circuit12 Contemporary, Dallas, TX ; Fearless Viewing, RK Projects, Providence, RI ; Potential Images, 1708 Gallery, Richmond, VA ; Dream Continuum, Circuit12 Contemporary, Dallas, TX ; Spindles, Kinfolk Studios, Brooklyn, NY ; Escape Velocity, Mirus Gallery. San Francisco, CA. 2011 / Academy 2011, Connor Contemporary Art, Washington, DC ; Developmental Skills, Holtzman Gallery, Towson University, Towson, MD ; Out of Practice, Art Blog Art Blog, New York, NY. 2010 / CURVES, Nudashank Gallery, Baltimore MD ; Architectonic Dreams, Lawrence Asher Gallery, Los Angeles CA ; Academy 2010, Conner Contemporary Art, Washington DC.
2009 / Picture Plane, Nudashank Gallery, Baltimore MD

Publications
AD BOOK. BFFA3AE. Badlands Unlimited. New York. NY (2012) / « In The Modern World: Focus », Dwell Magazine (February 2010) / Tangible: High Touch Visuals, Gestalten Press, Berlin (2009) / New American Paintings #81. (2009)

Vernissage de Michael Dotson "A Whole New World"
Sleep Walker, 2015, Acrylic on panel, 48 x 36 in (122 x 91,5 cm)
Location: Galerie Zürcher
56, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 72 82 20
Fax : +33 (0)1 42 72 58 07
Mail : info@galeriezurcher.com
Internet Site : www.galeriezurcher.com
Date: Saturday, April 11, 2015
Time: 18:00-20:00 CEST

id : 68091


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