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Vernissage d'Elina Brotherus "Carpe Fucking Diem"


vernissage Jeudi 12 Novembre de 17h à 21h
du 12 Novembre au 16 Janvier 2016

L'oeuvre filmique et photographique d'Elina Brotherus se compose essentiellement de paysages et autoportraits. Ses sujets témoignent à la fois de recherches purement formelles et aiment se reférer aux compositions de l'histoire de l'art tout en interrogeant l'existence humaine. Depuis sa série Landscapes and Escapes (1998-1999) Elina Brotherus traite du désir humain de posséder un territoire en explorant la relation existant entre un individu et l'espace qui l'entoure.
Quinze années plus tard, l'exposition Carpe Fucking Diem reprend le thème de la figure humaine dans la nature, mais cette fois-ci, le sentiment qui s'en dégage est ambivalent. D'abord le titre semble contradictoire: l'allusion à la pensée épicurienne incitant à savourer le présent dans l'idée que le futur est incertain et que tout est appelé à disparaître, paraît contrariée. Vidéos et photographies rythment l'exposition comme des variations. Les photographies semblent prolonger les vidéos et vice versa; notre regard glisse d'un médium à l'autre, d'une image furtive et en mouvement, à un moment arrêté. L'ambiguïté réside aussi dans le sentiment double autour de ces images: l'être humain, parfois en symbiose avec son milieu naturel, à d'autres moments n'appartient plus à celui-ci. S'agit-il ici d'un questionnement sur notre identité, renvoyant dos à dos la part d'humanité et d'animalité en chacun de nous?
Elina Brotherus s'intéresse à l'art de la performance dans ses origines dans les années 60-70. Dans deux des vidéos présentées, Mirror Piece (2015) et Event for the Midnight (2015), elle utilise des instructions d'une artiste japonaise du mouvement Fluxus (Shiomi Mieko, 1963). Les mises en scène de ces petites actions solitaires, la nuit comme le jour, explorent la place de l'homme dans un univers vaste et complexe. Les images semblent défiler comme un conte à la fois onirique et triste. Le banal devient étrange et le familier presque menaçant.
Le paysage se transforme en une scène de théâtre dans le film Howl (2015) tourné en 16 mm avec l'artiste finno-américaine Victoria Schultz, dont l'une récite le poème 'Howl' d'Allen Ginsberg. Le film reprend la même technique d'écriture, le parataxis, que celle utilisée par le poète en associant des images et fragments qui n'ont pas de relation. Cette oeuvre performative rend hommage, dans sa forme et son contenu, à l'esprit subversif du poète. Elle témoigne aussi d'un rapport à la vie, d'une forme de résistance au diktat des conventions.
Carpe Fucking Diem est peut-être ce constat parfois amer mais certainement assumé des questionnements sur l'existence humaine et sa capacité à tendre vers quelque chose de meilleur. L'exposition marque aussi le lancement du livre Carpe Fucking Diem, publié par Kehrer Verlag.

Vernissage d'Elina Brotherus "Carpe Fucking Diem"
Elina Brotherus, Marcello's Theme, 2014
Location: gb agency
18, rue des Quatre Fils
75003 Paris
M° Rambuteau, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 78 00 60
Mail : gb@gbagency.fr
Internet Site : www.gbagency.fr
Date: Thursday, November 12, 2015
Time: 17:00-21:00 CET

id : 72774


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