Agence Germain Pire

Home

Bottom

Day



Vernissage de Walter Pfeiffer "Send me no Flowers"


Cette année, Walter Pfeiffer fête son 70ème anniversaire et intitule son exposition « Send me no flowers » en écho au film éponyme de Norman Jewison, sorti en 1964, avec Rock Hudson et Doris Day.

L'exposition présente de très grandes photographies récentes de fleurs, installées au mur comme du papier peint, qui servent de support à des images noir et blanc ou couleurs, encadrées, représentant des garçons ou des détails de corps. Ces photographies vont des années 80 à aujourd'hui. Elles sont un parfait résumé de son travail, de ses obsessions, de son style et ses désirs.

Walter Pfeiffer, né en 1946, est, lui aussi, préoccupé par le dualisme masculin-féminin. Déjà, à l'époque où il réalisait des dessins réalistes de grand format, il se servait de la photographie (diapositives, polaroid) en tant que moyen, mais il eut vite fait de s'apercevoir qu'en choisissant à partir d'un grand nombre de photos un sujet et en le « gelant » par la minutie du dessin, toute une partie d'un contenu foisonnant, changeant et intense y échappait, d'une part, le dessin, isolé du contexte, ne tenait compte qu'en partie des multiples modes d'expression conditionnés par des expériences et des situations vécues, d'autre part, la nature même du matériel utilisé imposait des limites à la perception physique. En d'autres termes, pour cerner une situation il fallait recourir à un procédé capable de satisfaire aux exigences du thème choisi. Pfeiffer développa donc une structure narrative et se tourna alors vers la photographie. Son point de vue se situe plutôt du côté de la motivation - il vit la situation des gens avec lesquels il travaille. Percevoir la présence physique d'un tiers par rapport à luimême l'intéresse moins : ce qui compte à ses yeux, c'est l'intensité de vie de ce tiers dans une situation qui peut être banale, quotidienne, sa propre situation tout en la vivant sur un niveau différent de conscience en gardant intact ce que l'action a de naturel. L'important n'est pas l'image isolée mais le déroulement, l'évolution qu'elle annonce. Dans I'œuvre de Walter Pfeiffer, le ("hasard" prend une signification immédiate : objets, perspectives ne sont ni des accessoires, ni des facteurs esthétiques. Ils sont le prolongement, concrétisé par l'image, d'une certaine manière de regarder, d'agir, de bouger. En d'autres termes, le facteur esthétique est l'attitude de l'individu face à lui-même et à son entourage. Cette interprétation est confirmée par la manière dont sont présentées les œuvres de Pfeiffer la présentation témoigne d'un certain humour qui n'est pas gratuit mais reflète, au contraire, une optique qui oscille entre la sensualité diffuse et l'ironie.

Vernissage de Walter Pfeiffer "Send me no Flowers"
Location: Galerie Sultana
10, rue Ramponeau
75020 Paris
M° Belleville
France
Phone : +33 (0)1 44 54 08 90
Fax : +33 (0)1 44 54 09 60
Mail : contact@galeriesultana.com
Internet Site : www.galeriesultana.com
Date: Friday, September 16, 2016
Time: 18:00-21:00 CEST

id : 77766


Top