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Vernissage de Julien Bismuth "Partition" & Lucie Picandet "Idiose"


Julien Bismuth "Partition"
&
Project Room : Lucie Picandet "Idiose"

04 novembre 2016 - 23 décembre 2016
Vernissage jeudi 03 novembre, de 18h à 21h

"Partition"
Le mot partition désigne quelque chose qui divise, sépare. En français, ce mot peut également faire référence à un morceau de musique, à une partition musicale.

Je pense cette exposition comme une exposition de cartes postales ou comme une exposition qui serait une carte postale, c'est-à-dire qui aurait deux côtés, avec sur l'un une image, sur l'autre du texte, à la fois réunis et maintenus séparés par un mur de carton fin. J'envisage les oeuvres de cette exposition comme des cartes postales, des traces, des miettes, laissées derrière moi lors de mes déplacements. Plutôt que d'écrire sur ces oeuvres avant de les montrer, je préfère leur écrire une fois qu'elles seront accrochées. Je dis bien leur écrire, comme on écrirait à quelqu'un qui se serait embarqué dans un voyage périlleux, et avec qui l'on ne pourra communiquer qu'une fois rentré. Les oeuvres ne communiquent rien, elles s'impriment dans le flux de communication qui les entoure, comme une pagaie plongée et maintenue sous l'eau. Si ça vous interpelle, je m'arrêterai, mais j'espère que vous me préviendrez quand vous serez fatigués. Parfois j'aimerais juste écrire la boucle d'un circuit. « Si vous éprouvez un sentiment de sympathie, l'aspect de l'humanité sera alors plus fidèle à ses profondeurs que ses mots ; et même dans mon propre pays, les choses qui m'ont le moins trompé sont celles que j'ai apprises en tant que Spectateur. » Ils s'assirent côte à côte comme des perles.
Julien Bismuth

En 2012, lors d'une résidence au Brésil, Julien Bismuth s'intéresse à la langue singulière de la tribu Pirahã, qui habite au bord de la rivière Maici. Leur langue est tonale, comme le Chinois ou certains dialectes africains ; elle peut être sifflée, fredonnée, ou traduite en musique, ses mots et vocables ont chacun leur propre mélodie, ce qui permet aux Pirahã de siffler des phrases entières, et ainsi communiquer à distance dans la jungle. En Septembre, il accompagne le chercheur M. Gonçalves sur le terrain ; c'est en articulant une partie du matériel récolté sur place avec des projets déjà en cours que va naître le projet « Partition ».

L'oeuvre de Bismuth s'est toujours située entre Littérature et Arts Plastiques, les écritures cryptées et la caricature se révélant fondamentales dans sa pratique, ainsi qu'un rapport à «l'objet scénique» sur lequel l'influence de Guy de Cointet fut déterminante. Menant à la fois un travail de recherche théorique et une oeuvre plastique, il fait dialoguer dessins, sculptures, installations, écriture et performances. Depuis une dizaine d'années, son travail s'est recentré sur les codes du langage, tant textuels que corporels, ses pièces récentes pouvant être décrites comme des mises en scène d'éléments linguistiques et plastiques, et souvent musicaux.

Né en 1973 à Paris, Julien Bismuth vit et travaille entre New York et Paris. De 1991 à 1997, il étudie l'Histoire de l'art, les Nouveaux Médias et la Performance à UCLA (Bachelor of Fine Arts) et au Goldsmiths College of Art (Master of Art) aux côtés de prestigieux professeurs tels Paul Mc Carthy, Liam Gillick ou encore Richard Jackson. Il termine actuellement sa thèse en Littérature Comparée à l'Université de Princeton. Son travail a été montré dans de nombreuses institutions françaises et étrangères telles que le Orange County Museum de Los Angeles (2008), la Tate Modern de Londres (2009), le GAK de Brême (2011), le Royal College of Art de Londres (2011), le Frac Ile-de-France (2012), la Kunsthalle de Vienne (2012), le Jeu de Paume (2008 et 2013) et le Palais de Tokyo (2014 et 2015) ou encore le Guggenheim Museum de New York en 2016. Il est également représenté par les galeries Emanuel Layr (Vienne), Simone Subal (New York), The Box (Los Angeles) et Parisa Kind (Francfort).


Idiose
N.f. issu du grec idios « particulier, propre à » et du suffixe -ose « formant des substantifs féminins désignant un processus de transformation » (ex : anamorphose, métamorphose, mitose, etc.).
Se dit d'une chose ou d'une pensée particularisée à l'extrême sous l'effet de l'instrumentalisation de ses médiateurs.

« Dalle du Lad et Thomery sont deux projets distincts impulsés par le même désir d'instrumentaliser les médiateurs de la pensée de soi comme du monde afin de dépasser ce que nous pouvons en connaître.
Ainsi, dans le projet de mise en images des mots inventés du poème Dalle du Lad, la langue, au delà de son rôle de véhicule, devient-elle un « outil à penser », par exemple, de nouveaux types d'actions et modes d'être dans l'espace-temps.
Dans Thomery, c'est la mémoire qui se trouve dépassée dans son rôle de véhicule de la pensée de soi. Dans la maison de mes grands parents maintenant disparue, mes yeux d'enfant se perdaient souvent dans les volutes, motifs, feuillages et autres attracteurs de pensée qui ornaient les meubles et les pièces, pour y déposer les
questionnements abscons de mon esprit encore étranger à ce monde. J'ai recueilli ces formes tirées de photos d'archive et les ai articulées pour en faire des « outils à me penser moi-même ». Ces outils sont faits pour mesurer à tâtons l'épaisseur de ma conscience. Ils ouvrent et ferment, comme des valves, des voies d'accès à une mémoire et une connaissance de moi-même plus profonde. »
Lucie Picandet

Lucie Picandet a suivi une formation en théologie, philosophie et esthétique du cinéma, complétée par un cursus à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Jean-Michel Alberola. Diplômée en 2007, elle obtient également une mention Très Bien à son Master 2 de Philosophie à l'Université de Paris 8 (2010) qui l'amène à rédiger une thèse (2011-2016) liée à l'esthétique du cinéma. En parallèle, l'écriture occupe une place importante dans son travail : elle rédige des fictions inédites, en vers ou en prose, dont certaines sont le point initial de ses productions. Aujourd'hui, elle est aussi Attachée temporaire d'enseignement et de recherche en Esthétique du Cinéma à l'Université de Paris 8.
Âgée de 33 ans, Lucie Picandet est la lauréate de la deuxième édition de la Bourse Révélations Emerige. C'est sa première exposition personnelle en Galerie.

Vernissage de Julien Bismuth "Partition" & Lucie Picandet "Idiose"
Location: Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois
36, rue de Seine
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 46 34 61 07
Fax : +33 (0)1 43 25 18 80
Mail : ggpnv@wanadoo.fr
Internet Site : www.galerie-vallois.com
Date: Thursday, November 3, 2016
Time: 18:00-21:00 CET

id : 80283


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