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Vernissage de Jérémy Demester "A Buon Rendere"


a cura di Natacha Carron Vullierme
Opening venerdì 15 dicembre 2017 ore 18.30

Mucciaccia Contemporary est honorée de présenter la première exposition de Jérémy Demester A buon rendere à Rome vendredi 15 décembre à 18.30.

Mucciaccia Contemporary renoue avec la tradition romaine de l'accueil d'artistes en résidence. Il ne s'agit certes plus, à notre époque, de permettre aux Nations de s'approprier la pourpre des césars à travers leurs jeunes artistes. Il ne s'agit pas davantage d'une curiosité désinvolte pour l'Antique, ni d'acquérir des techniques ancestrales présumées nécessaires à la palette d'un maître. Mais il s'agit d'offrir au regard d'artiste ce qui est absolument unique à Rome, et y demeure au-delà de son histoire culturelle et politique: sa lumière.
Jérémy Demester est justement un homme qui réagit à la lumière, au double sens où il est singulièrement réactif à la lumière mais aussi réagit à tout par la lumière. C'est pourquoi il se déplace toujours, car un certain déplacement, voire un certain nomadisme, est en toute rigueur indispensable à l'appréhension de la lumière. La lumière, selon sa peinture, ne se reçoit jamais, elle s'acquiert. Son atelier se place là où il le décide un jour, ailleurs un autre jour. Ce faisant il met en œuvre un espace qui lui est propre, issu d'un processus narratif qui prend sa source en amont du voyage mais ne s'accomplit que par lui. Le geste qui s'effectue à chaque étape provient en partie seulement du site spécifique assigné au studiolo, mais il s'inscrit déjà dans l'énoncé du voyage constitutif du Projet.
Parce qu'elle parle de la lumière et du déplacement qu'elle requiert, la peinture de Jérémy Demester parle du temps, de l'immédiateté, de l'épreuve de l'instant, de la confiance sans laquelle il est impossible de vivre le moment et donc sans laquelle il est impossible de vivre sa vie tout court. C'est un vœu de puissance vitale et positive, qui n'écarte pas l'interrogation, mais ne s'y laisse pas arrêter. Chaque toile transcrit un acte de respiration, en phase avec les souffles du monde environnant. L'âme, comme le disait l'apôtre, n'est pas une substance séparée du corps mais le souffle (pneuma) qui donne sa forme à la chair et la rend animée. Les ciels de Jérémy matérialisent notamment cette mise en forme naturelle et spirituelle du même geste, avec la diversité inépuisable des formes inédites et mutantes qui résultent d'une nature observée en tant qu'elle est respirée. Les origines du ciel, de la mer, de la terre, du feu sont à la fois uniques et issues d'une même source. C'est elle que Jérémy apprésente et peint d'une touche particulière et sensible.
La surface de la toile vibre là de la brise du bord de mer à la tombée du jour, ou ici des nuées laiteuses d'un ciel s'échouant sur une ligne d'horizon à peine chauffé par les rayons du soleil. Nos yeux spectateurs, quand ils deviennent habilement scrutateurs, se remplissent de lumière, ou plus exactement de l'éclat qui émane de la surface . Il faut ainsi comprendre l'importance du blanc et de ses additifs. L'absence de couleur, la non couleur l'emporte sur le reste, là où notre rétine pourrait presque ne plus retenir qu'un monochrome blanc. Mais c'est à ce moment précis que la vigilance de Jérémy se manifeste. Ne pas se laisser endormir par le blanc. Ne pas se laisser bercer par les douces oraisons d'une peinture gracile. La rupture est vitale. Elle requiert certains sacrifices, comme la tête violemment absente de la représentation d'un chien. Ce type de geste agit comme la mesure d'une partition. Le passage de l'abstrait au figuratif est un rythme. Le passage de l'impression à la narration est non hiérarchique, elle est contrapuntique comme en musique. Un métronome invisible se balance à l'arrière plan de l'instant, et c'est lui qui donne ainsi l'accès à la vérité du moment présent et d'une nature qui n'est immédiate qu'en apparence. Alors, les toiles se couvrent parfois d'une végétation débordante, envahissante et suffocante, qui matérialise une vitalité panthéiste peut-être seule perspective tolérable pour notre futur.

Prochaine étape : La résidence de Jérémy Demester à Rome, en phase avec la Ville de toutes les mutations.
Natacha Carron Vullierme

L'exposition sera accompagnée d'un catalogue illustré italien-français/ Carlo Cambi Editore.

Special Thanks to Samia Saouma Galerie Max Hetlzer

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Mucciaccia Contemporary, Piazza Borghese 1/A, 00186 Roma | T. +39 06 68309404
info@mucciacciacontemporary.com | www.mucciacciacontemporary.com
Opening venerdì 15 dicembre 2017 ore 18.30
Apertura al pubblico 16 dicembre 2017 - 20 febbraio 2018 | Orari martedì - sabato, 10.30 - 19.00; domenica e lunedì chiusi
Ufficio Stampa: Maria Bonmassar | + 39 06 4825370, +39 335 490311 | ufficiostampa@mariabonmassar.com

Vernissage de Jérémy Demester "A Buon Rendere"
Location: Rome
Roma
Roma
00100 Roma
M° www.metropolitanadiroma.it
Italia
Internet Site : www.comune.roma.it
Date: Friday, December 15, 2017
Time: 18:30-21:00 CET

id : 90288


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