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Vernissage de l'exposition "Ni Dieu ni Maître"


avec Marlagor, Susanne Srassmann et Stéphane TroisCarrés, Franck Hommage, Jay Alansky, Arnaud Cohen, Marcus Kreiss

commissariat Elisabeth Kepler

vernissage le 15 juin de 18h à 22h
du 14 au 18 Juin : 11h - 20h
Lundi : 11h - 18h

Vernissage de l'exposition "Ni Dieu ni Maître"

A l'occasion de l'édition 2018 de SALO, parcours érotique dans PARIS, la Galerie Thierry Marlat accueille et expose 7 artistes plasticiens, peintres, sculpteurs, photographes ou dessinateurs :
Marlagor, Susanne Srassmann et Stéphane TroisCarrés, Franck Hommage, Jay Alansky, Arnaud Cohen, Marcus Kreiss

et le commissaire d'exposition
Elisabeth Kepler

Le titre de l'exposition "Ni Dieu ni Maître" donne le ton au point de vue adopté par Elisabeth Kepler pour cette première participation à la 6ème édition de SALO, édition au doux nom de ROSE, C'EST LA VIE.

Reprenant le titre du journal du très républicain Auguste Blanqui, l'exposition affirme l'érotisme comme une posture partisane de liberté, d'égalité et de fraternité, et d'un refus de toute autorité morale ou divine qui viendrait s'imposer comme législateur sociétal d'un soi-disant débat.

L'érotisme Sans Dieu ni Maître est, de fait, un érotisme qui reprend les rennes de son destin et se réaffirme comme le propos d'un EROS toujours à la recherche de sa PSYCHEE, balayant ainsi des siècles d'un long discours politique et analytique s'acharnant à faire le distinguo entre le corps et l'esprit, distinguo toujours mécanique et toujours organe logistique d'une logique que l'on rêve implacable...

L'érotisme : la question est existentielle. L'érotisme est un de nos lieux de contemplation les plus anciens mais également les plus modernes. Il est ce lieu qui finalement concentre les débats, les émois, les peurs et les désirs, un lieu de très grande nécessité donc.

"Peut-on encore librement jouir de la sensualité de nos corps ?

L'affirmation d'une posture athéiste dans le monde occidental donne l'apparence que tout comportement sexuel est possible, pour le moins envisageable. Les femmes obtiennent de plus en plus de pouvoirs, tout en se confrontant à un sexisme autoritaire machiste persistant, qui domine une bonne partie du monde capitaliste. Sauf à se contenter d'un féminisme dénué de sensualité, sauf à se poster devant, contre ou derrière une législation qui réglemente de plus en plus la sexualité, sauf à se soumettre entièrement aux comportements sociétaux types qui norment intégralement non seulement nos désirs mais également le lien qui unit puissance et désir, il faudra bien trouver les options qui restent possibles pour satisfaire nos désirs érotiques, notre besoin de séduction, en bref, la nécessité pour chacun de protéger sa dignité de personne humaine.

Les œuvres des artistes réunies dans cette exposition "Ni Dieu ni Maître" sont des propositions, des visions libres qui questionnent les points de vue, autant dire des fantasmes, qui sont des sujets de controverses, mais surtout, ce sont des propositions qui d'abord ouvrent le champ sexuel, champ heureusement plus vaste qu'on l'imagine...

Les artistes Marlagor et Susanne Strassmann & Stéphane Trois Carrés trouvent dans le partenariat de la production non seulement un nouveau moyen de communication entre les sexes, mais également des visions nouvelles dans le rapport vu et vision, espace et corps, formes qui séduisent et formes qui produisent des distances. Franck Hommage et Arnaud Cohenne se contentent pas uniquement d'une approche visuelle du sujet. Ils y ajoutent la littérature, la poésie, la réflexion cognitive (dialogue mentale qui suppose un inter-locuteur). Dans le cas d'Arnaud Cohen les dé- et re-compositions du corps par des formes représentatives du pouvoir politique ou mercantile pour y retrouver les blessures qui se sont inscrites dans nos corps, permet de nous redonner une nouvelle intégrité. Chez Jay Alansky l'image est entièrement lié aux besoins sexuels : en visant le modèle par l'œil d'une caméra, il découvre sa propre solitude, il proclame l'impossibilité de s'approprier son sujet par la caméra ; il dévoile l'érotisme profondément encré dans la mélancolie. Pour Marcus Kreis, la performance est instantanée, immédiatement dans la collaboration avec une femme, nue, « bien dans sa peau », qui est son option pour retrouver les formes d'expression susceptibles de nous amener à retrouver une certaine joie de vivre dans nos besoins sexuels. Ce faisant, il établit à chaque dessin, pour chaque femme, l'étymologie de la naissance du désir."

Elisabeth Kepler, commissaire d'exposition


L'exposition réunit 7 artistes autour d'une même enseigne et convoque les engagements et les postures des uns et des autres. Peintures, collages, sculptures et photographies dessinent un panel des possibles, un paysage qui est également un territoire : celui de l'érotisme en tant qu'objet du discours. L'érotisme est dans l'œuvre parce qu'elle est d'abord dans l'artiste. Et l'artiste porte en lui non pas un mais des érotismes qu'il discute et affronte dans son œuvre. Ils sont donc 7 à proposer des postures pour tenter de sortir du schéma convenu et nous libérer de nos torpeurs historiques ou sociétales. Il n'est pas besoin d'en dire plus étant donné les indélicatesses que nos corps et nos âmes ont dû affronter au cours de notre histoire moderne, et jusque dans notre plus récente actualité teintée d'interdits et de renoncements.

Les artistes sont des aguerris, des pointures : Stéphane Trois Carrés / Les frères Ripolin, L'oeil du Cyclone, Festival Vidéoformes 2015, diffusion Cage Suite 2015, Polytechnic Museum, Moscou (Russie), diffusion Cage, Festival 51° zero, Guildhall Museum, Rochester (Grande-Bretagne), Whitstable biennale, N+1 #7 Grande-Bretagne..., Jay Alanski / musicien fécond dès les années 70 (The Beautiful Losers, Hollywood Bananas, compositeur et parolier pour Lio, Plastic Bertrand...), entame sa carrière de photographe dans les année 90, Arnaud Cohen / création au Palais Synodal et rétrospective au Musées de Sens,...et l'étrange Marlagor qui ne se révèle pas encore mais dont le nom n'est pas sans rappeler les chants de Maldoror du Comte Isidore de Lautréamont Ducasse...

On ne nous en dit pas plus mais en matière d'érotisme, mieux vaut la métaphore que la caricature, histoire de ne pas tomber encore dans nos si nombreux clichés.

Le lieu de l'exposition (La Galerie Thierry Marlat, galerie dédiée uniquement à la photographie mais qui laisse son lieu au commissaire d'exposition Elisabeth Kepler) n'est pas un lieu quelconque : c'est la galerie française qui porta Irving Penn jusqu'à son exposition au Grand Palais en 2017, notamment... C'est déjà situer l'envergure du lieu.

Collages, regards nouveaux sur un monde ancien, confrontation de l'abstrait et du réel, dissection des fantasmes, toutes les œuvres présentées dans "Ni Dieu ni Maître" ont en commun d'explorer le duo, le couple, le deux pour faire un. En cela, l'exposition a ceci de très précieux qu'elle est fidèle à l'étymologie de son objet (l'éros est le fruit de), ce qui est déjà un ingrédient acquis en direction de son sujet : la volupté.

Au cœur de l'exposition, le visiteur se retrouve face à l'œuvre qui le regarde, au centre d'un agencement qui le convoque, au cœur d'une forêt de symboles qui sont autant de possibles. La rencontre alors risque fort d'engendrer cette volupté dont l'éros est le géniteur.

Vernissage de l'exposition "Ni Dieu ni Maître"

Life Performance de Marcus Kreiss avec son modèle Miss LNI au vernissage "Ni Dieu ni Maître" le 15 juin 2018 à 18h à la Galerie Thierry Marlat.
Dans ses performances publiques «Le peintre et son modèle nu», Marcus Kreiss reprend le concept traditionnel de l'artiste parcourant le réel et tente ainsi de se libérer d'une posture académique de recherche picturale parfaitement obsolète : à l'art conceptuel vidé des plaisirs de la sexualité, l'artiste oppose une sensualité constante (le désir du modèle) comme unique moteur créatif, moteur assumé, affirmé, revendiqué, sublimé. Marcus Kreiss situe dans cet acte son devoir d'artiste :« La mission la plus noble de l'art est sans aucun doute de constamment nous aider à nous positionner. » Les représentations de Marcus Kreiss sont destinées à fixer du désir et des sensations. En captant les mouvements du corps et ses arabesques, il ouvre la voie à un langage universel, capable de nous toucher tous et il donne ainsi le mot et le geste indispensable pour échapper au contrôle et aux manipulations visuelles.

Vernissage de l'exposition "Ni Dieu ni Maître"

"Ni Dieu ni Maître : et après ?

Ni Dieu, ni maître : comme un préliminaire. D'accord. Et après ?
La recherche de l'être hermaphrodite, celui qui serait neutre, supérieur et qui dépasserait Dieu, a déjà été perdue. No comment.
Un masculinisme sexué, responsable de ses actes et partenaire du féminisme évoqué par Elisabeth Kepler reste à construire et à incarner. L'exposition Ni Dieu, ni Maître donne à cette question des éléments de réponse en proclamant "voilà ce que j'ai compris", et en attendant le reste."

Thierry Marlat
Location: Galerie Thierry Marlat
2, rue de Jarente
75004 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 44 61 79 79
Fax : +33 (0)1 44 61 79 89
Mail : thierry@galerie-marlat.fr
Internet Site : www.galerie-marlat.fr
Date: Friday, June 15, 2018
Time: 18:00-22:00 CEST

id : 95011


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