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Vernissage d'Anton Hirschfeld "soul weaving"


Vernissage en présence de l'artiste et de Nancy Huston, auteure du texte du catalogue.
Entrée libre

Exposition du 1er décembre 2018 au 12 janvier 2019

Un catalogue d'exposition bilingue FR/EN de 260 pages est publié. Préface de Jonathan Hirschfeld et texte de Nancy Huston.


Premier solo show en galerie du jeune artiste Anton Hirschfeld à propos duquel Nancy Huston écrit dans l'avant propos du catalogue de l'exposition : « Dans l'univers d'Anton qui est l'univers humain, les notions de « figuratif » et d' « abstrait » sont dénuées de sens : tout y est à la fois abstrait et figuratif. Ce qu'on voit c'est ce qu'on voit - à condition, naturellement de savoir regarder ! (...) le monde est rythme, rime, récurrence. Le monde est une fête ».

La musique retentit dans l'atelier - gymnopédie de Satie ou rengaine pop, selon l'humeur - une jeune silhouette solidement campée devant le large chevalet s'active en passant de l'une à l'autre des trois grandes feuilles disposées là. De son écriture cursive, Anton Hirschfeld maille des listes de noms, proches et amis, en colonnes processionnelles pour former la trame inattendue de ses œuvres. C'est ce prélude immuable dont Nancy Huston saisit l'essence : « Liens. Cordes. Fils qui nous relient. Tissage d'âme. Il s'agit de ne jamais perdre le fil, ne jamais rompre le lien. Le tissu des rapports à autrui, symbolisé par leurs noms, est le basso continuo de notre existence. ». Comme si Anton faisait lit des siens pour y coucher sa peinture. Comme si le pastel, l'acrylique ou l'encre - et la composition toute entière formant la chaîne de ce canevas - comme si tout s'ordonnançait selon ces liens secrets et la cadence de la musique. Et le miracle s'accomplit avec une évidence déconcertante. À l'observer, il semblerait même, comme pour l'illustre Pablo, qu'Anton ne cherche pas, mais trouve.

Ainsi, même des œuvres inspirées de photographies de New York se transforment en défis. Défi chromatique, défi plastique, défi rythmique, défi stylistique. New York n'est plus New York, il est davantage. La cacophonie de Manhattan est rendue à sa substance, à sa spatialité, pour ainsi dire révélée par des couleurs et des contours nouveaux.

Les sensations sont là, vibrantes comme la lumière, radicales dans leur tracé, mélodieuses par leur palette. Baudelaire écrivait à ce propos : « La bonne manière de savoir si un tableau est mélodieux est de regarder d'assez loin pour n'en comprendre ni le sujet ni les lignes. S'il est mélodieux, il a déjà un sens, et il a déjà pris sa place dans le répertoire des souvenirs ».

Anton Hirschfeld traite avec la même amplitude tous les sujets qu'il aborde, au point qu'abstraction et figuration entrent littéralement en fusion. Et s'il ne semble, au fond, intéressé que par les prodigieuses possibilités de la forme, cette dernière ne serait rien sans l'énergie qui la parcourt et la trame qui la sous-tend. Au point que, parfois, les noms ourlés à la surface de la feuille affleurent dans la transparence d'une couleur. Comme pour nous rappeler d'où sourd cette source inextinguible. Précisément de là, du côté de l'indicible, du côté de l'inexplicable auquel l'artiste se soumet, et nous soumet avec lui.

Puisque rien - dans une existence qui a tant peiné à l'extraire de sa chrysalide - ne prédisposait ce jeune homme de 26 ans à nous apprendre que l'art n'est pas seulement le chemin, il est aussi l'origine et le but.

Vernissage d'Anton Hirschfeld "soul weaving"

Anton Hirschfeld, né à Paris en 1992, commence à peindre l'année de ses 16 ans, encouragé par la professeur d'art du centre d'accueil thérapeutique pour adolescents qu'il fréquente. Jusque là, personne dans son entourage n'avait encore décelé son talent, bien qu'il ait compté des artistes dans sa famille. Ce fut une révélation même pour ses parents, pourtant très impliqués dans son éducation.

Fasciné par les reflets, Anton trouve l'inspiration de ses premières peintures dans les fenêtres des trains, qu'il pouvait regarder pendant de heures dans les gares parisiennes. Bien que la plupart de ses peintures tendent vers l'abstraction, il est capable de saisir une ressemblance dans un portrait, y compris ses autoportraits, et s'inspire souvent des photos de paysages urbains, New York en particulier. Anton travaille en écoutant de la musique ; l'impact des mélodies et des rythmes sur sa peinture est manifeste.

Il aime peindre des triptyques et travailler en transparence, par couches superposées, en utilisant de manière inattendue l'acrylique, le pastel et l'encre. Il a un sens inné, profond, de l'harmonie, des couleurs et de la composition, qu'il relève souvent par un accent ou un contraste. Souvent, Anton commence par couvrir sa feuille d'une liste de noms - amis, famille, invités, playlists - qu'il recouvre ensuite, laissant une trace, une vie intérieure à ses peintures.

Vernissage d'Anton Hirschfeld "soul weaving"
Location: Galerie Christian Berst
3-5, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 33 01 70
Fax : +33 (0)1 53 33 01 70
Mail : contact@christianberst.com
Internet Site : www.christianberst.com
Date: Saturday, December 1, 2018
Time: 18:00-21:00 CET

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